L’extraordinaire aventure du Lieutenant Marsault et du Chasseur Lalaison

A la mémoire de notre grand-père

CEN (RCDS) Catherine Boisseau Marsault – Secrétaire générale de RESGEND

Lieutenant Laurent Marsault (SDIS 16)

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Bulletin de l’Amicale de la 3ème division Cuirassée – N°7 Printemps 1949 (12 juin)

Une page de l’historique du 45ème BCC

L’extraordinaire aventure du Lieutenant Marsault et du Chasseur Lalaison

Le Lieutenant MARSAULT commandait, au début de la campagne 1939-40, la Section de l’Echelon de la 1ère Compagnie du 45ème BATAILLON DE CHARS DE COMBAT DE LA GENDARMERIE. Il fut détaché, le 11 Juin 1940 – après l’affaire de PERTHES – à l’E.M. de la 3ème D.C.R. en qualité d’officier de liaison.

Ce saisissant récit des conditions dans lesquelles il fut, deux jours plus tard, le 13 juin – après être tombé aux mains de l’ennemi, au cours d’une liaison périlleuse, en compagnie de son conducteur LALAISON – fusillé lâchement (et laissé pour mort sur le terrain, ce qui lui permit d’en réchapper miraculeusement), fut rédigé par lui-même au sortir de l’hôpital de CHALONS, en Août 1940 [et adressé sous forme manuscrite au Général BEZANGER].

« Le 12 Juin l’Etat-Major de la 3ème D.C.R. avait son P.C. installé au village de LA CHEPPE, entre SUIPPES et CHALONS-SUR-MARNE. Les Bataillons de chars (41ème, 42ème, 45ème) qui, le matin, étaient installés dans les bois autour de la ferme de PIEMONT, ont été engagés, l’après-midi, de part et d’autre de la route de CHALONS-SUIPPES, et je reçus du Général BUISSON plusieurs missions de liaison avec le 45ème B.C.C à CUPERLY – VADENAY – HARICOT DE VADENAY – FERME DE VADENAY. Le Général lui-même m’avait du reste communiqué, avant mon départ, un renseignement selon lequel de gros chars ennemis se seraient infiltrés en direction de CHALONS.

Mon side-car ayant besoin de quelques réparations et son conducteur de beaucoup de repos, j’utilisai pour liaisons une Simca-Cinq de l’Etat-Major. Mais, pris sous les obus et les balles de chars à la ferme de VADENAY, je renvoyai la Simca avec son chauffeur à la route Nationale et fis à pied, sous une pluie battante, mes liaisons entre le 16ème B.C.P., le 45ème B.C.C. et la 7ème ½ Brigade (Lieutenant-Colonel SALANIE).

A 18 heures j’étais de retour au P.C. et, quelques instants plus tard, alors que je séchais mes vêtements au poêle, les autres Officiers de l’Etat-Major vinrent jeter au feu des papiers compromettants, pour le cas où ils seraient faits prisonniers (ce qui risquait de se produire prochainement, si l’on en jugeait par la retraite assez précipitée de l’Infanterie et de l’Artillerie).

Le P.C. de la 7ème ½ Brigade de chars s’était replié au carrefour des routes : CHALONS – SUIPPES – et la CHEPPE – VADENAY. Vers 20 heures, je portai au Colonel SALANIE l’ordre de repli des 45ème et 42ème B.C.C. puis revint au P.C. de la D.C.R.

J’appris alors que le P.C. de la D.C.R., pour le 13 Juin, était fixé dans le village de le FRESNE, au S.-O de la CHEPPE, et que l’on gagnerait ce village au court de la nuit.

A 20 heures 45, le Colonel LE BRIGANT me fit appeler et me demande de partir avec mon side-car pour le village de l’EPINE, où je trouverais la batterie anti-chars de la Division, commandée par un Aspirant, de donner à cet Aspirant l’ordre verbal de repli immédiat, et de ramener moi-même la batterie anti-chars jusqu’au carrefour de la GRANDE-ROMAINE, où elle attendait la colonne de chars. Je rejoindrais ensuite l’Etat-Major de la D.C.R. au FRESNE, le plus rapidement possible.

Je quittai LA CHEPPE alors qu’une batterie d’artillerie tirait, de ses lisières, sur des chars ennemis embossés à défilement de tourelle à la crête Nord du village. Jusqu’au carrefour de la GRANDE-ROMAINE il nous fallut doubler une colonne du 51ème R.I. et, au carrefour, je fus arrêté par un Maréchal-des-Logis-Chef du détachement de circulation routière de la D.C.R. qui me manifesta son étonnement de me voir partir en direction de l’EPINE, et me signala que cette région était « peu sûre ». Je continuai cependant pour accomplir ma mission. La routé était déserte. Nous avancions prudemment, de crête en crête, jusqu’à un petit village immédiatement à l’Ouest de l’EPINE qui paraissait aussi déserte que la route. La deuxième pièce anti-chars, que je devais trouver à l’entrée du village, n’y étais pas non plus. Je jetai un coup d’œil sur l’admirable église de l’EPINE et dis à mon conducteur de ralentir et d’aller prendre un large virage sur la place de l’église afin que je puisse voir, sur la route qui oblique nettement à droite, si la batterie était en place.

LALAISON exécuta mon ordre, mais, comme il passait près des maisons à notre droite, un Allemand bondit d’une porte à une dizaine de mètres devant nous et nous mit en joue. Un second surait à son tour et LALAISON eut juste le temps de freiner pour les éviter. D’autres nous entouraient aussitôt. Nous étions pris. Aucune résistance, aucune fuite n’étaient possibles. Aussi notre dépit se manifesta-t-il simplement par un « m…. » très significatif.

Nous fûmes immédiatement désarmés et conduits devant un Oberleutnant qui arrivait à ce moment en voiture tous-terrains. Le boche qui, le premier, m’avait mis en joue, s’empara de mon pistolet et de mes jumelles et me demanda mes lunettes de moto. Il me les prit, les regarda, et les montra à l’Officier en riant et en disant : « Made in Germany ». J’eux un peu honte, mais pas autant que lorsqu’ils firent monter dans la voiture, avec nous, un autre prisonnier français qu’ils venaient de ramasser, ivre-mort, sur le bord de la route. La voiture nous emmena par un chemin de terre à la ferme LONGEVAS. En cours de route, l’Officier, debout sur le marche-pied, me raconta, en bon français que « PARIS était en feu comme la ferme LONGEVAS qui brûlait au loin, parce que l’Angleterre avait voulu la guerre, etc… ». Je ne répondis même pas et refusai la cigarette « Troupe » qu’il m’offrait.

On nous fit descendre de voiture à LONGEVAS, où stationnait une importante colonne d’Artillerie ennemie, et asseoir au bord d’une maison où était installé un P.C. Un officier vint m’interroger. Je suscitais une vive curiosité car d’autres officiers vinrent nous regarder et disaient « Panzer… Panzer… ». Ils ne devaient pas avoir vu de près beaucoup d’Officiers de Chars Français. Ils inspectèrent ma sacoche et mon porte-cartes, empochèrent, sous mes yeux, mon stylo et mon porte-mines et me demandèrent la direction de repli des bataillons de chars, leur emplacement actuel, etc… Je refusai de leur répondre, ce qui parut les surprendre.

Nous repartîmes en voiture et, à la ferme LONGEVAS, ils firent monter deux autres prisonniers dont un Sergent. Vers minuit, nous arrivâmes à un village qui, je le su le lendemain, était MONCETZ-LONGEVAS. Après avoir encore été fouillés,, nous fûmes emmenés sous un grand hangar métallique où dormaient beaucoup d’allemands. On nous fit coucher le long d’un gros tas de madriers et une sentinelle veilla sur notre sommeil.

Le 13, à 3 heures du matin, nous fûmes réveillés par un violent bombardement de 155. Le hangar a bien été encadré par une dizaine d’obus qui firent des dégâts. Plusieurs boches furent blessés à en juger par leurs cris d’effroi, de douleur, leurs hurlements. Un obus tomba si près de nous que plusieurs madriers furent déplacés. Vers 3 heures 20, on nous fit lever et on nous emmena dans une cour de ferme. Un P.C. était installé dans la maison. Une ambulance vint chercher deux hommes atteints qu’on sortit de la maison sur des brancards.

Un Officier dont je ne pus voir le grade, mais dont je me rappellerai longtemps la bedaine « type Goering » et la face de brute, m’interrogea dans la cour. Il me posa plusieurs questions sur les bataillons de chars, leur emplacement la veille, leur itinéraire de repli, l’endroit où ils devaient se trouver maintenant, etc… Je refusai de leur répondre, ce qui le fit mettre en colère. Comme il parlait Français, je lui dis qu’il ne devait pas être surpris qu’un Officier Français, même prisonnier, ne veuille pas desservir son Pays et que lui, à ma place, agirait sans doute comme moi. Il répondit en hurlant, dans la langue, des mots que je ne compris pas, et frappa de la main son pistolet qui pendait sur son ventre, puis il partit.

Quelques minutes plus tard, deux soldats armés, l’un d’un fusil, l’autre d’un pistolet-mitrailleur, vinrent demander « l’Offizier ». Je sortis du groupe. Ils me firent passer devant eux et tourner à gauche le long du mur de la cour. Comme, après avoir fait quelques pas, je n’entendais plus marcher derrière moi, je me retournai et les vis arrêtés. L’un avait son fusil sur le bras et l’autre me mettait en joue avec sa mitraillette. Je compris alors quel sort m’était réservé. Condamné à mort, j’allais être abattu, lâchement.

Je ne souhaite à personne de vivre les moments que j’ai vécus à partir de cette horrible vision.

Me voyant arrêté, ils me firent signe de continuer à marcher et criaient : « Aoust, Aoust… ».

Je me retournai et fis quelques pas, lentement. J’attendais la balle qui allait mettre fin à mon existence, la balle qui allait me frapper dans le dos alors que je ne pouvais plus me défendre. Un pas, deux pas, trois pas elle vint. Oh, elle ne me fit pas grand mal, pas plus que m’en aurait fait un bon coup de poing.

Je continuais donc à marcher, très surpris de n’être pas tombé illico évanoui. Et au troisième pas que je fis, une idée me vint : si je ne tombais pas bientôt, ils allaient me tirer une deuxième balle. Je me laissais alors tomber d’un seul coup sur ma droite et me retrouvai allongé face au sol, le nez dans l’herbe, mon bras droit devant ma tête. Je fis le mort, croyant fermement que bientôt je n’aurais plus besoin de simuler.

Je sentais le sang s’échapper de ma blessure, mais je ne souffrais pas beaucoup. J’attendais la mort qui ne manquerait pas de venir et je pensais, je pensais… Que de choses n’ai-je pas revu en ces instants ?

Mais les soldats Allemands étaient allés chercher LALAISON qui, avec les trois autres, dans la cour, avaient entendu le coup de feu tiré sur moi et qui savait le sort qui l’attendait. Il marcha donc vers moi et il était à quelques pas lorsque la balle l’atteignit. Je t’entendais pousser un cri rauque et tomber, puis ce fut à nouveau le silence. Il s’était évanoui. Je n’avais pas encore perdu connaissance et j’attendais toujours ma dernière minute. Puis j’entendis fusiller le troisième prisonnier qui tomba derrière LALAISON et râla un certain temps. Puis le quatrième, puis le cinquième. Il y eut un moment de calme relatif pendant lequel on n’entendait que le râle des mourants. Ma position était telle que je ne voyais rien mais entendais tout. Or, je pensais toujours. J’ai même pensé, qu’après tout, ma blessure n’était pas mortelle… A ce moment, j’entendis un boche qui revenait, puis un coup de pistolet, deux, trois, tout près de moi. Les coups de grâce… Cette fois, je dis adieu à la vie, à tous ceux que j’aimais et j’attendais l’ultime balle dans la tempe. Mais le boche vint près, me secoua du pied, comme il avait dû secouer LALAISON et, nous croyant bien morts, repartit sans nous achever.

J’entendais alors des moteurs tourner, des autos partir, puis ce fut le grand silence. Allais-je me tirer de ce mauvais pas ? Je ne le pensais réellement pas. D’autant plus que je commençais à souffrir de la poitrine. S’il me fallait mourir maintenant, je regrettais presque de n’avoir pas reçu le coup de grâce.

Enfin, je risquai un coup d’œil autour de moi. Il était maintenant cinq heures et il n’y avait plus de boches visibles autour de moi. Je me levai donc, regardai LALAISON qui me paraissait mort et je me dirigeai vers la maison. Elle était vide, mais d’une fenêtre, j’aperçus les boches circulant sur la route à 200 ou 300 mètres.

Afin de voir quelles étaient mes chances de m’échapper, je me dirigeai vers un petit jardin en friche. Un ruisseau de 4 ou 5 mètres le longeait. Mais je risquais d’être vu de la route, aussi je me cachai dans un superbe massif d’orties qui avaient bien 1 m. 50 de hauteur. Passant mon bras dans les orties, je me fis un créneau, par lequel j’observai.

Des voitures passaient et des boches se livraient à je ne sais quel travail sur le bord de la route. Je sus, le soir, qu’ils creusaient la tombe des leurs.

Un avion passa que je crus être « Dudule » (1) l’avion d’observation bien connu, sur lequel une batterie de D.C.A. tira. Alors un espoir me vint. La batterie était sûrement Française et devait se trouver un peu au Sud, mais je ne pouvais la voir qu’en observant de l’autre côté du ruisseau. Il me fallait le franchir, mais il n’y avait point de pont et, à gué, j’aurais eu de l’eau jusqu’à la ceinture. D’autre part, comme je crachais le sang, il n’était peut-être pas très recommandé, avec cette blessure, de risquer un rhume. Mais n’était-ce pas la seule chance de salut ? Alors, j’entrais dans l’eau, qui était bien froide, et repris pied dans un fouillis inextricable de ronces et d’orties. J’attendais un nouveau passage de « Dudule » pour repérer la batterie, mais il ne revint pas. Sur ma gauche je voyais une ferme isolée près du bois, sur ma droite le hangar où nous avions dormi. Puis je vis des boches entrer dans la ferme alors que d’autres allaient dans le hangar. Il y avait donc un chemin au bout du champ de blé dans lequel j’étais.

Je restai là jusqu’à huit heures, réfléchissant à la conduite à tenir. Ma blessure me faisait souffrir de plus en plus et les boches arrivaient nombreux. Il me fallait risquer quelque chose : ou bien mourir sur place, ou me faire fusiller à nouveau si j’étais repris. Dans cette deuxième solution j’avais une chance sur deux. J’avais encore un faible espoir de pouvoir rejoindre les lignes Françaises, mais pour cela, il me fallait traverser le champ de blé et atteindre le bois. Je rampai donc lentement jusqu’au chemin au bord duquel je m’arrêtai. J’étais à environ 50 mètres de la sentinelle Allemande qui gardait l’entrée de la ferme. Elle faisait les cent pas et je guettais ses allées et venues au son. A un moment, pensant qu’elle me tournait le dos, je bondis pour traverser le chemin, mais je dus faire trop de bruit car, dès que je fus aplati dans le blé, je la vis qui me mettait en joue ! J’avais échoué près du but ; il ne me restait plus qu’à lever les bras, ce que je fis. Je fus amené à la ferme où les boches me prirent mon ceinturon et me firent un pansement sommaire. Puis ils m’envoyèrent au plus proche village, CHEPY, où se trouvait une ambulance. Je fis donc 12 ou 1.500 mètres et j’arrivais aux premières maisons lorsque deux Potez 63 jetèrent 4 bombes sur une batterie de D.C.A. à proximité, puis lâchèrent quelques balles de mitrailleuses sur moi, me prenant sans doute pour un boche isolé. Je m’abritai derrière un arbre et ne fus pas touché.

A l’infirmerie, un jeune médecin allemand me fit un bon pansement, me fit boire un verre d’eau et je m’allongeai sur des matelas installés dans la salle à manger. Je me couchai entre les deux fenêtres et je m’endormis. La fièvre montait. A 13 heures je fus réveillé par un bombardement de 75 sur le village. Un obus tomba dans la cour de la maison et les deux fenêtres volèrent en éclats. Je ne fus pas touché. Dès la fin du bombardement, je me rendormis, car le toubib m’avait dit qu’il me ferait transporter par une ambulance à l’hôpital de CHALONS.

Je fus réveillé à 18 heures par un boche qui me donnait des coups de pied dans le dos et qui braquait sur moi son revolver. Il me fit sortir de la maison et je constatai que le village avait été évacué. Je lui fit comprendre que j’étais blessé et que je devais aller à CHALONS. Il me poussa alors, avec son revolver dans mon dos, dans la direction de CHALONS. Tout le long de la route, je croisai une interminable colonne motorisée allemande. Un boche me mit en joue avec son pistolet, mais ne tira pas. J’avais déjà rencontré cinq bornes kilométriques lorsque je vis un panneau qui indiquait : Châlons… 4 kms 900. Les premiers kilomètres avaient été pénibles mais maintenant j’étais échauffé. J’avais cependant la respiration courte et crachais toujours un peu de sang.

Enfin, j’arrivai à CHALONS avec la fin d’un bombardement. Un obus, le dernier je crois, tomba à environ 150 mètres de moi dans un jardin. J’allais, un peu à l’aveuglette, dans les rues lorsqu’une auto s’arrêta… Ah ! les salauds…ta pile derrière moi. Je me retournai et vis un pistolet braqué sur moi. Le soldat allemand qui le tenait me fit monter à côté du chauffeur puis s’installa derrière moi et m’appliqua le canon dans le dos. J’appréhendais un peu les secousses occasionnées par les trous de la route.

Je fus enfin ramené au centre de rassemblement des prisonniers, puis dans une infirmerie. Une dizaine de boches buvaient du champagne dans la cour. Ils me demandèrent si j’avais soif. Sur ma réponse affirmative ils me donnèrent le fond d’une bouteille d’eau de Vichy… Ah ! les salauds….

Je fus enfin ramené à l’hôpital militaire où je trouvai deux médecins français et de nombreux blessés.

Mon calvaire était terminé.

Le 19 ou le 20, en allant me présenter à un Capitaine hospitalisé dans une autre salle, je fus appelé par un blessé dont le bras gauche était plâtré. Je ne le reconnus pas immédiatement tant j’étais convaincus de la mort de la LALAISON.

C’était pourtant lui et notre émotion était telle que ne pouvant plus parler, nous nous mimes tous les deux à pleurer. »

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Le Chasseur LALAISON qui avait été atteint au côté et au bras gauches, dut, par la suite, son humérus étant éclaté être amputé de son membre. Décoré de la Médaille Militaire, il remplit, après sa démobilisation, les fonctions d’appariteur à la Mairie de CRETEIL d’où il a été quelque peu perdu de vue pendant l’occupation. Il doit se trouver encore dans la région parisienne.

Quant au Lieutenant MARSAULT que le destin épargna en cette occasion, il devait moins de deux ans plus tard, tomber, dans le plein accomplissement de son Devoir, sous les balles de dangereux contrebandiers, repris de justice, qu’il poursuivait à la suite de plusieurs meurtres, dans les marais salants de la région de SETE où il avait été affecté, sur sa demande, au commandement d’une section de gendarmerie.

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