Dans ces moments difficiles, l’ensemble des forces engagées se bat toujours contre cet ennemi invisible qui a envahi notre monde.

Outre le corps médical et paramédical, de nombreux corps de métiers sont sur le terrain au contact comme certains commerçants, les caissières des supermarchés, les éboueurs, les routiers, les livreurs, les postiers, les agents de sécurité, les pompiers, les policiers et évidemment les gendarmes.

La gendarmerie nationale est composée de 130 000 gendarmes dont 30 000 réservistes.

L’ensemble des réservistes est prêt à assumer son contrat d’engagement à servir dans la réserve.

Il est heureux que nous le fassions.

Cependant, nombre d’entre nous ne comprend pas, malgré un volontariat exprimé auprès de l’institution, le « non-emploi » immédiat et je vous félicite pour votre volonté de servir dans cette situation particulière.

N’oubliez pas que nous avons une mission permanente dans cette guerre, qui est de respecter les directives gouvernementales en matière de protection et de sensibiliser notre entourage.

Le général de division Olivier KIM, commandant des Réserves de la gendarmerie, a rappelé que les réservistes étaient « totalement intégrés dans la manœuvre, mais pour l‘heure, le respect du confinement est une priorité (…) et une contrainte que nous nous imposons dans l’intérêt de la Nation. »

Effectivement le confinement est, aujourd’hui, la seule arme pour freiner l’invasion par ce virus.

La gendarmerie s’est mise en ordre de bataille pour continuer ses missions fondamentales et la protection de nos concitoyens tout en assurant aussi la protection de ses gendarmes en limitant, dans la mesure du possible, la concentration de ses effectifs.

Dans ce contexte, il est normal que les réservistes soient intégrés dans cette manœuvre.

Il est certain que dans un scénario catastrophe où un grand nombre de gendarmes d’active venait à être atteint par la maladie, les réservistes seraient appelés en renfort. N’oublions pas que nous somme en « réserve » et que c’est notre vocation.

La gendarmerie doit maintenir sa capacité opérationnelle pendant la crise mais aussi après la crise.

Il fait nul doute que nos camarades d’active en ce moment très sollicités et sous tension, auront besoin de récupérer. C’est là que probablement nous devrons répondre « Présent ».

Dans le cadre du plan de continuité de la gendarmerie, nous avons toute notre place.

Dans la manœuvre, un chef ne doit jamais engager la totalité de ses forces en une seule fois ; mais il doit toujours se garder un élément de « RESERVE».

Nous sommes cet élément.

Gardons l’envie de servir, de nous engager en faisant confiance à nos chefs.

Col ® Luc DELNORD

Président de R.E.S.GEND