BULLETIN TRIMESTRIEL DE LIAISON ET D’INFORMATION

Numéro 4 – Juin 2020

Le mot d’accueil du rédacteur

Chef d’escadron (RC) Philippe WITTIG

Chers amis R.E.S.GEND,

Parfois j’ai le tournis en constatant l’ensemble des missions que remplit la Gendarmerie. Et encore, est-ce que je les connais toutes ?

Les gendarmes sont sur tous les fronts (pour des militaires, parler de « front » cela paraît logique ?!).

Dans les casernes, sur les routes et autoroutes, dans les aéroports, en mer, dans les airs, sur les marchés, auprès des agriculteurs, chez les ostréiculteurs lors de la saison des huîtres, dans les terroirs viticoles, à la campagne, en montagne (été comme hiver), dans les zones artisanales et industrielles, au sein des centrales nucléaires, dans les conflits familiaux et les violences intrafamiliales, sur le net pour surveiller toutes les formes de cybermenaces ou cybercriminalité, sur nos fleuves, près des sites sensibles, auprès des adolescents et des personnes fragiles, dans les coins les plus reculés du territoire national, à moto, à cheval, en voiture rapide, à bord d’aéronefs ou d’embarcations, sur des skis ou en tenue de plongée, avec leurs chiens ou leurs drones, lourdement armés ou manipulant des appareils de précision, en uniforme ou en civil, dans les bureaux ou en laboratoires, au sein des écoles de gendarmerie ou comme MIP dans les unités de base… en métropole, outre-mer et à l’étranger (ambassades et prévôté) : partout nos camarades sont là.

De plus en plus polyvalents, de plus en plus spécialisés aussi (même si cela peut paraître antinomique), ils sont capables de répondre « présents » dans toutes les situations, dans notre vie quotidienne banale ou lors de crises diverses.

Pour ce faire, ils ont à cœur de se former en permanence et de travailler en équipe.

L’Institution tient à leur donner les moyens de se former, d’acquérir des techniques nouvelles, d’évoluer comme la société évolue et à les doter de moyens modernes. Le commandement est appelé également à se remettre en cause et à s’exercer de façon plus rationnelle et plus humaine (nos DGGN successifs l’ont voulu et favorisé).

C’est pourquoi nous voulons encourager nos camarades et les soutenir dans leurs actions, du mieux que nous le pouvons, là où nous sommes et chacun selon nos capacités ou notre disponibilité.

Chers amis R.E.S.GEND, gardons le cap et restons fidèles à notre engagement aux côtés de nos gendarmes, surtout – et davantage encore – en ces périodes troublées que nous vivons, entre dérèglement climatique et coronavirus, entre catastrophes naturelles et conflits armés, entre manifestations violentes et sociétés qui se délitent, entre familles décomposées qui perdent leurs repères et parmi des compatriotes qui oublient les valeurs devant favoriser une vie en collectivité harmonieuse et épanouissante pour tous.

Edito écrit le 1er mars 2020 (avant le confinement)

Rendez-vous en septembre pour le numéro 5 de notre bulletin.

La gendarmerie est une force humaine !

Non, ce n’est pas un slogan, une simple « accroche publicitaire » ; c’est une réalité !

Dans la rubrique « Infos Gendarmerie », vous pourrez lire un certain nombre d’informations attestant de cette réalité. Mais, en supplément gratuit à ces infos et en cette période de pandémie, nous voulons citer ici quelques belles actions menées par nos gendarmes, initiatives individuelles, familiales ou d’unités complètes, qui prouvent bien que nos militaires sont des êtres humains, corps et âmes dévoués à leurs missions, tout entiers tournés vers les autres et le cœur sur la main (pour rendre hommage aux personnels de santé, par exemple).

Ainsi, nos camarades remercient quotidiennement les soignants par des opérations « deux tons, gyrophares » ou par des mini sérénades que donnent des gendarmes musiciens depuis les fenêtres de leurs logements. Certaines unités se sont mobilisées pour aller offrir des petits cadeaux aux personnels hospitaliers (chocolats pour Pâques et autres pâtisseries élaborées en famille). Des services spécialisés ont remis des ordinateurs à des jeunes placés en foyers (notamment sur décision judiciaire). Des enfants de gendarmes ont réalisé de superbes dessins à l’attention des soignants. Les réseaux sociaux ont été utilisés aussi pour faire passer les messages de prudence aux copains de classe ou aux collègues de travail des conjoints. Des masques ou des blouses de protection ont été réalisés par certaines épouses (ou gendarmes) couturières et offerts aux hôpitaux locaux démunis. Des centres de collecte de sang ont aussi été installés dans certains gymnases : militaires et familles ont répondu à l’appel de façon massive.

Outre-mer aussi, nos camarades se sont mis spontanément – et bien au-delà de leurs missions – au service de la population, notamment des personnes les plus démunies, pour leur venir en aide (nourriture, produits de première nécessité et d’hygiène, etc…) et leur faciliter la vie quotidienne durant le confinement.

En mai, nous avons soutenu l’opération de vente de rondaches des gendarmes de la compagnie de Saverne (67) au profit de l’hôpital de la ville. La rondache en question avait été spécialement créée par un camarade savernois pour l’occasion…

… Et il y a sûrement eu bien d’autres actions altruistes de ce genre, qui se sont faites dans la discrétion et dont nous n’avons pas eu connaissance.

Car, oui, les gendarmes sont des femmes et des hommes, des mamans et des papas, des êtres humains avec un cœur « gros comme ça ». Pour cette raison aussi, nous devons les encourager, les féliciter et leur dire « Merci » !

Actualités générales

Infos diverses

Eoliennes : l’Académie de médecine préconise une distance minimale de 1 500 mètres entre les éoliennes et les habitations (l’arrêté du 21 août 2011 en vigueur dans notre pays fixe cet espace à 500 m). Au Canada, la distance minimale a été fixée à 2 500 m, aux USA elle est de 2 000 m, en Allemagne et en Grande-Bretagne (premiers producteurs d’éoliennes au monde) elle est de 1 500 m. A noter qu’une pale d’éolienne tourne à 300 km/h en son extrémité et que le coût d’une éolienne atteint en moyenne 3 millions d’euros pour une installation de 2 mégawatts et peut s’élever jusqu’à 4,8 millions d’euros pour une éolienne de 3 mégawatts. Enfin, EDF rachète l’électricité à 80 euros le mégawattheure (prix moyen sur le marché : 45 euros).

Voitures radars : mises en service en Normandie en avril 2018, elles circulent en Bretagne (60 véhicules banalisés), Pays de la Loire (20 voitures) et Centre Val de Loire (21 véhicules) depuis le mois de janvier 2020. Ces voitures, conduites par des employés de sociétés privées habilitées par l’Etat, circulent 6 à 8 heures par jour, 7 jours sur 7 et à n’importe quelle heure. La sécurité routière et les préfectures déterminent le nombre précis et limité d’itinéraires à parcourir par ces voitures équipées d’un radar embarqué muni d’un flash infrarouge (invisible) et qui relève les infractions dans les deux sens de circulation (à partir de 146 km/h sur autoroute, 124 km/h sur voie expresse et 61 km/h en agglomération).

Impôts : depuis le 24 février 2020, certains buralistes peuvent proposer à leurs clients de payer leurs impôts (en espèces dans la limite de 300 € et par carte bancaire) directement dans les bureaux de tabac/points de contacts de proximité. Cette expérimentation a été mise en place dans 10 départements (Corrèze, Corse du Sud, Côtes d’Armor, Gard, Loire, Marne, Oise, Haute-Saône, Vaucluse et Yvelines). Elle continuera ensuite dans les départements suivants : Aveyron, Calvados, Charente-Maritime, Eure-et-Loire, Bas-Rhin, Seine-et-Marne, Hauts-de-Seine, Guadeloupe et Martinique. Ce dispositif devrait se généraliser à l’ensemble du territoire à partir du 1er juillet 2020 avec 4 700 points de contact de proximité répartis dans 3 400 communes.

Elagage : les branches d’arbres, arbustes ou arbrisseaux de votre voisin empiètent sur votre propriété, l’art. 673 du Code civil lui impose de les couper. Ce droit est imprescriptible (sans limites dans le temps)… sauf si vos propriétés respectives ne se touchent pas et sont séparées par une voie (publique ou privée).

Abri de jardin : si sa surface au plancher et l’emprise au sol ainsi créées sont inférieures ou égales à 5 m2, vous n’avez aucune formalité à accomplir (art. R 421-2 du code de l’urbanisme) ; si la surface au plancher ou l’emprise au sol excède 5 m2, sans que l’une et l’autre ne dépassent 20 m2, vous serez soumis à une déclaration préalable de travaux (art. R 421-9 du même code) ; si la surface de plancher ou d’emprise au sol dépasse les 20 m2, il vous faudra obtenir un permis de construire (art. R 421-1 du CU).

Vente à domicile : le secteur de la vente directe emploie 698 378 personnes (+ 63 000 emplois indirects) et représente 4,484 milliards d’euros de chiffre d’affaires. 40 % des vendeurs exercent cette activité comme profession à temps plein, 31 % comme activité de complément de revenus et 29 % sont en multi-activités. Les principaux domaines de vente à domicile sont l’habitat (33 %), la gastronomie et la cuisine (22 %), le bien-être et la diététique (14 %) ; viennent ensuite les secteurs du textile et de la mode (10 %), des cosmétiques (9 %), de l’entretien ménager (6 %).

Chasse : depuis cette année 2020, ce sont les présidents des fédérations (et non plus les préfets) qui donnent les agréments aux associations de chasse. L’Etat continue néanmoins à fixer les objectifs généraux des plans de chasse départementaux et en assure toujours le contrôle. Pour mieux prévenir les accidents, la nouvelle loi exige aussi une formation pour les accompagnateurs de jeunes chasseurs et impose le port d’effets fluorescents à tous les chasseurs en battue au grand gibier.

Protection des mineurs : lancé le 5 février 2020, un plan d’action gouvernemental vise à garantir la protection des mineurs de personnes potentiellement dangereuses et préconise notamment de contrôler les antécédents judiciaires de toutes les personnes encadrant des mineurs, à titre professionnel ou bénévole. La consultation systématique du Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS) devra se faire avant le recrutement des personnes encadrant des enfants et au cours de leur carrière.

Plaque minéralogique : l’apposition d’un autocollant pour en modifier l’un des éléments est interdite et donne lieu à une amende de 90 euros pour non-conformité de plaque (art. R 317-8 du code de la route). Vous voulez changer le logo de la région et le numéro du département, il faut refaire intégralement la plaque d’immatriculation en passant par un professionnel.

Gaspillage et plastique : le 10 février 2020, la loi anti-gaspillage (n° 2020-105) a été adoptée. Elle fixe l’objectif de recyclage de tous les plastiques d’ici le 1er janvier 2025 et interdira la mise sur le marché des emballages plastiques à usage unique en 2040. Dans l’immédiat, elle créé une amende forfaitaire de 1 500 euros pour tout dépôt sauvage de déchets. A partir du 1er septembre 2020, les tickets de caisse ne seront plus imprimés si la somme totale des achats est inférieure à dix euros ; ce sera ensuite le cas pour des achats de moins de 20 euros (1er janvier 2021), puis de moins de trente euros (1er janvier 2022).

Linky : le 11 février dernier, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a enjoint EDF et ENGIE d’améliorer la procédure de recueil du consentement autorisant la collecte de données personnelles issues des compteurs Linky et de réduire la durée de conservation des données, jugée excessive.

Elagage (suite et compléments) : le maire peut infliger une amende allant jusqu’à 500 € pour le non-élagage des arbres ou des haies, le dépôt sauvage de matériel ou d’objets bloquant la voie publique, l’occupation à titre privatif du domaine public, l’occupation illégale du domaine public par un commerçant… C’est ce qu’a précisé la loi du 27 décembre 2019 pour l’engagement dans la vie locale et la proximité de l’action publique, loi qui a modifié le Code général des collectivités territoriales. Cette amende administrative prononcée par le maire ne se substitue pas à l’amende pénale pour abandon d’ordures ou non-respect des règles de collecte. Ainsi, lorsque vous jetez ou déversez un déchet dans la rue, vous encourez une amende forfaitaire de 68 € si vous la réglez immédiatement ou au cours des 45 jours qui suivent la verbalisation. Elle atteint 180 € au-delà de ce délai. Si vous ne la réglez pas ou si vous la contestez, le juge du tribunal de police peut décider de la majorer. Le montant maximal étant de 450 €. Et, si vous avez utilisé un véhicule pour transporter les déchets, une amende de 1 500 € maximum, ainsi que la confiscation du véhicule peut être prononcée par le juge.

Déchets : en 2018, l’Union européenne a « produit » 220 millions de tonnes de déchets ménagers (masse collectée par les municipalités), soit 492 kg par habitant. Les Danois sont les champions des déchets avec 766 kg, tandis que les Roumains en ont produit le moins (272 kg). Les Français ont généré 527 kg de déchets ménagers. Note positive, durant cette même année, 67 millions de tonnes de matériaux ont été recyclés (soit 150 kg par personne contre 54 kg en 1995).

Notaires : comme indiqué par un arrêté publié au Journal officiel du 29 février 2020, les tarifs réglementés des notaires (appelés émoluments) ont changé à compter du 1er mai 2020. Les tarifs réglementés s’appliquent aux principales prestations réalisées par les notaires : vente immobilière, constitution d’hypothèque, donation, contrat de mariage, partage, acte de notoriété successorale, déclaration de succession…Le montant de ces prestations est identique quel que soit le notaire choisi. Selon le type de prestations, les émoluments sont fixes (pacs, donation entre époux, notoriété après décès…) ou proportionnels (déclaration de succession…).

Parc autos : en France, l’âge moyen des voitures en circulation serait de 10,6 ans (contre 9 ans en 2017, 8 ans en 2014 et 6 ans en 1990). Départements où les véhicules sont les plus vieux, le Lot et la Dordogne comptent 8 % de voitures immatriculées avant 1997.

CO2 : la règlementation européenne impose la commercialisation de véhicules particuliers qui émettent moins de 95 g de CO2/km (selon l’ancienne norme NEDC). Chaque gramme supplémentaire entraîne une pénalisation de 95 € par véhicule immatriculé. Les amendes encourues par les constructeurs ont été estimées comme suit (en euros) : 4,5 milliards pour VW – 2,46 milliards pour Fiat-Chrysler – 1,4 milliards pour Ford – 1,057 milliards pour Renault-Nissan-Mitsubishi – 997 millions pour Mercedes – 938 millions pour PSA – 877 millions pour Mazda – 797 millions pour Hyundai-Kia – 754 millions pour BMW – 382 millions pour Volvo – 322 millions pour Honda – 93 millions pour Jaguar-Land Rover – 18 millions pour Toyota.

Peine de mort : en 2019, moins de 50 condamnations à mort ont été prononcées aux USA et moins de 30 personnes y ont été exécutées (Texas : 9 – Alabama : 3 – Géorgie : 3 – Tennessee : 3 – Floride : 2 – Missouri : 1 – Dakota du Sud : 1). C’est en 1999 que le plus grand nombre d’exécutions capitales a eu lieu (presque 100 personnes).

Pneumonie : alors qu’en France (et ailleurs) on parle de CoVid-19 (j’écris cet article le 8 mars), la pneumonie infantile tue chaque année plus de 800 000 enfants de moins de 5 ans dans le monde, bien plus que les maladies diarrhéiques (440 000 décès) et le paludisme (270 000). Plus de la moitié des décès dus à cette pneumonie sont notés dans cinq pays très peuplés (Nigeria, Inde, Pakistan, RDC et Ethiopie) qui ne disposent pas de services sanitaires suffisants.

LDD : 70 % des véhicules acquis en France le sont en location de longue durée permettant de louer ces voitures pour une durée d’un à cinq ans avant de les restituer. Autre possibilité : la location avec option d’achat (LOA = leasing ou crédit-bail) permet – entre deux et cinq ans – de racheter la voiture, de la vendre ou de la rendre pour souscrire un nouveau contrat.

TDA/H : en France, un enfant sur 50 souffre de ce trouble de déficit de l’attention/hyperactivité, soit 3 à 5 % d’une classe d’âge. Les causes en seraient génétiques, environnementales (pesticides) et neurobiologiques…

Mégots : jeter un mégot de cigarette dans la rue vous coûtera 55 € d’amende à Hambourg, 173 € (150 £) à Londres, 200 € à Bruxelles, 495 € (750 $) à Calgary, jusqu’à 6 400 € (10 000 $) en cas de récidive à Singapour.

Aides aux partis politiques : l’Etat accorde annuellement des aides financières aux partis politiques, aides qui sont calculées en fonction des résultats des partis aux élections législatives. En 2020, le montant de ces aides est de 66,08 millions d’euros. Ce financement public des partis politiques par l’Etat a été voté par une loi du 11 mars 1988 qui interdisait – en contrepartie – que les partis politiques puissent percevoir des dons d’autres personnes morales.

Hyper-connexion : dès 13 ans (âge minimal d’inscription sur les réseaux sociaux – 15 ans pour le faire sans l’autorisation des parents), les préados passent 14 h 53 mn par semaine en connexion active sur internet (soit plus de 2 heures par jour en 2019, ce qui représente une hausse de + 23 % par rapport à 2018).

Divorces : les pays où le taux de divorces est le plus élevé sont (dans l’ordre décroissant et pour 1 000 habitants) : la Russie (5 pour 1 000), l’Ukraine (3), le Danemark (2,5), les USA (2,4), l’Iran (2,2), l’Egypte (2,1), la France (1,9), le Royaume-Uni (1,8), le Japon (1,7) et l’Irlande (0,6). Selon l’ONU, ces taux s’expliqueraient par la facilité des procédures dans certains pays, les frais de procédures peu élevés dans d’autres et, enfin, le poids de la culture et de la religion. Chili, Sri Lanka, Colombie, Vietnam, Samoa sont des pays où le taux de divorces oscille entre 0,1 et 0,2 pour 1 000 habitants.

Maladies contagieuses : en Suisse, lorsqu’on ne respecte pas les mesures de confinement (10 jours à la mi-mars pour le coronavirus), les sanctions prévues vont de 5 000 CHF d’amende et de 1 à 5 ans d’emprisonnement.

Permis moto : pour (tenter de…) diminuer la mortalité des motards (19 % des tués sur la route en 2019), la nouvelle épreuve théorique du permis moto comprend une quarantaine de questions spécifiques aux deux roues. Pour la pratique, l’épreuve du plateau réunit les deux parcours (lent et rapide) en admettant trois erreurs ; l’épreuve de poussée de moto à bout de bras s’effectue désormais en ligne droite avec deux tentatives autorisées ; l’épreuve sur route passe à une durée de 40 minutes et intègre la trajectoire de sécurité enseignée tout au long de la formation ; sa notation devient plus sévère puisque 21 points sur 27 (et non plus 17) sont exigés. A venir (?) : le port d’un blouson, d’un pantalon et de chaussures aux normes CE pourrait être exigé en plus des ports de casque et de gants.

TICPE : au 10 avril, pour un litre de gazole valant 1,22 € en France, voici comment se détaillait ce prix, selon l’union française des industries pétrolières : coût du pétrole raffiné : 0,24 € ; distribution : 0,17 € ; taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) : 0,61 € ; TVA sur TICPE : 0,12 € ; TVA sur le produit : 0,08 €.

EAD : consécutivement à l’exécution d’une peine d’annulation judiciaire du permis de conduire (peine qui est de droit en cas de récidive d’alcoolémie au volant), l’intéressé devra repasser les épreuves (pratiques et/ou théoriques) du permis de conduire et devra équiper son véhicule d’un éthylotest anti-démarrage (EAD) pour une durée pouvant aller jusqu’à trois ans (art. L 234-13 du Code de la route, modifié par la loi du 24 décembre 2019).

Quelques chiffres

Armées : en 2018, le ministère des Armées comptait 267 604 personnels (en équivalent temps plein travaillé – ETPT). En voici le détail : 14 692 ouvriers de l’Etat, 21 581 personnels de catégorie C ou niveau III, 12 629 cat. B ou niveau II, 12 385 cat. A ou niveau I, 1 869 volontaires, 79 215 militaires du rang, 92 372 sous-officiers, 32 861 officiers. NB : dans ces chiffres figurent uniquement les gendarmes placés sous PMEA du ministère des armées.

Natalité : en complément des tableaux parus dans notre précédent bulletin, voici un rapide tableau qui montre que le nombre moyen d’enfants par femme (indicateur conjoncturel de fécondité) baisse dans le monde entier :


Afrique Asie Europe Amérique latine et Caraïbes Amérique du Nord Océanie
Année 1985 6,5 3,69 1,88 3,94 1,79 2,63
Année 2020 4,44 2,15 1,61 2,04 1,75 2,36

En 2019, 723 000 nouveau-nés ont vu le jour en France, soit 6 000 de moins qu’en 2018.

Surpoids : un Français sur sept est obèse. Le surpoids touche désormais une femme sur quatre et un homme sur trois.

Magistrature : 63 % des magistrats ont des parents chefs d’entreprise, cadres ou venant de professions intellectuelles supérieurs (29 % ont un père cadre de la fonction publique) et 12 % ont des pères employés ou ouvriers. Il y a quarante ans, 10 % des magistrats avaient un père magistrat ; ils sont moins de 4 % aujourd’hui. Deux tiers des magistrats sont des femmes, les hommes s’orientant davantage vers les professions libérales ou le secteur juridique d’entreprise après leurs études de droit. Le Parquet est préféré par les hommes, les femmes s’orientant plus vers des postes de juges du Siège.

Vulnérabilité : une enquête du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) répertorie six causes de vulnérabilités : la pauvreté monétaire (niveau de vie du foyer), le handicap (participation limitée aux activités et à la vie en société) et une santé dégradée (due notamment au vieillissement de la population et aux attentes des plus jeunes), la relégation territoriale : sentiment de vivre dans un territoire délaissé par les pouvoirs publics (absence d’équipements, par exemple), l’isolement social et la solitude (isolement relationnel des personnes âgées et des chômeurs, notamment), la précarité professionnelle (hausse des contrats courts et des travailleurs pauvres, chômage) et le mal-logement (peu d’offres, défauts de confort, précarité énergétique, prix élevé).

Europe : le budget de l’Union européenne est toujours difficile à élaborer, du fait des distorsions entre les états membres qui l’abondent le plus et ceux qui profitent le plus des largesses de l’Europe. Parmi les pays qui paient davantage qu’ils ne perçoivent (pays contributeurs – chiffres 2018 en euros) : l’Allemagne (17,2 milliards), le Royaume-Uni (9,8 milliards), la France (7,4 milliards), l’Italie (6,7 milliards), les Pays-Bas (4,9 milliards), la Suède (2 milliards), le Danemark (1,7 milliard) et l’Autriche (1,5 milliard). Les huit plus gros bénéficiaires (toujours en 2018 et en milliards d’euros) sont la Pologne (11,6 milliards), la Hongrie (5 milliards), la Grèce (3,2 milliards), le Portugal (3,1 milliards), la Roumanie (3 milliards), la Belgique (2,6 milliards), la Tchéquie (2,1 milliards) et la Bulgarie (1,6 milliard). Il est parfois difficile d’obtenir des chiffres fiables, car même dans les dossiers fournis par la Commission européenne, les chiffrages divergent parfois. Toujours est-il que 85% des ressources de l’UE proviennent des contributions nationales prélevées sur les recettes fiscales des états membres.

Mortalité routière : dans le monde, 1,35 million de personnes (certaines études évoquent même 2,4 millions) meurent chaque année des suites d’un accident routier (les jeunes âgés de 5 à 29 ans étant les plus touchés). Ces chiffres augmentent d’année en année. L’Afrique (26 décès pour 100 000 habitants) et l’Asie du Sud-Est (20 morts pour 100 000 habitants) ont les moins bons résultats, la moyenne mondiale se situant à 18. En Europe, on compte 9 décès pour 100 000 habitants.

Bénévoles : près d’un Français sur quatre est bénévole (près de 20 millions d’entre nous dont 13 millions le sont au sein d’associations). Entre 2010 et 2019, l’engagement des jeunes a progressé de 40%. Les aînés restent les plus investis dans le milieu associatif, mais leur engagement a baissé de 15% en dix ans.

Jeunes inactifs : en 2018, ils étaient 963 000 jeunes de 16 à 25 ans à n’être ni en études, ni en emploi, ni en formation (soit 12,9 % des jeunes de cette classe d’âge).

Radars : détruits en nombre durant l’année 2019, le coût de ce vandalisme (officiellement reconnu) se situe autour de 36 millions d’euros. Se rajoute à cela la baisse des recettes provoquée par la destruction de ces 1 000 radars (fixes ou autonomes), perte évaluée à 300 millions d’euros.

Conductrices : début mars, à l’occasion de la Journée internationale du droit des femmes, la Sécurité routière a cru bon de rappeler certains chiffres concernant les femmes au volant en France. Ainsi, elles parcourent annuellement 11 560 km en moyenne (12 720 pour les conducteurs), causent moins d’accidents et meurent moins sur la route. En 2018, les femmes ont représenté 17,8 % des titulaires de permis invalidés et 18 % des auteurs présumés d’accidents mortels. Toujours en 2018, trois fois moins de femmes que d’hommes sont mortes sur les routes ; elles représentaient aussi 9 % des conducteurs alcoolisés de véhicules impliqués dans un accident mortel.

Médecins : dans le monde, on compte en moyenne 150 médecins pour 100 000 personnes. Cuba connaît la densité la plus élevée (819 médecins pour 100 000 Cubains), suivi par Monaco (656) et l’Autriche (514). Les pays les moins bien dotés sont la Sierra Leone (2,5), la Somalie (2,3) et le Malawi (1,6). Pour l’Union européenne, le ratio s’élève à 357 médecins pour 100 000 habitants (425 en Allemagne, 399 en Italie, 388 en Espagne et 316 en France). Bonne chance à eux en ces périodes de pandémie !

Religion(s) : une enquête européenne sur les valeurs s’est penchée sur l’appartenance et la pratique religieuses. Nous publions ci-dessous le résumé concernant notre pays (en pourcentages) :


Catholiques pratiquants réguliers Catholiques pratiquants occasionnels Catholiques non pratiquants Protestants Musulmans Autres religions Sans religion
Année 1981 17 12 41 2 1 27
Année 2018 7 6 19 2 6 2 58

Seniors : 20,3 % des Européens ont plus de 65 ans. De l’Italie (22,8 %) à l’Irlande (14,1 %), l’écart est important. Selon les régions d’Europe, les différences sont grandes également (la région de Chemnitz en Allemagne compte 28,9 % d’habitants âgés de plus de 65 ans, tandis que Mayotte… en France n’en a que 2,7 %).

Citadins : selon l’ONU, 6,7 milliards de personnes devraient habiter en ville en 2050, contre 4,2 milliards en 2019.

Masques : entre le 1er mars et le 6 mai 2020, ce sont 1,672 milliards de masques médicaux qui ont été importés en France. Ces importations ont donné lieu à 28 149 déclarations validées par les services douaniers.

Remboursements : les compagnies aériennes européennes vont devoir rembourser leurs clients qui n’ont pu voyager pour cause de pandémie CoVid-19. Montant de la facture : 9,2 milliards d’euros.

Economies : les Français, bloqués chez eux durant deux mois, ont réussi à déposer 20 milliards d’euros sur leurs comptes d’épargne bancaire, soit trois fois plus que la moyenne mensuelle des trois dernières années.

Infos Gendarmerie

* CoVid-19 : face à la crise sanitaire qui bouleverse notre pays, les hôpitaux multiplient les appels aux dons. L’hôpital René Dubos de Pontoise (95) se situe à proximité immédiate du Pôle judiciaire de la Gendarmerie nationale (PJGN) ; ce dernier a donc très vite réagi à cet appel aux dons en révisant le stock du laboratoire de recherche de son Institut de recherche criminelle (IRCGN) pour le mettre à disposition du personnel soignant. Ainsi, dès le 23 mars, blouses, sur-blouses et sur-chaussures ont été livrées à cet hôpital. Bravo à nos camarades !

* Ecoute : une cellule nationale d’écoute, disponible 7j/7 et 24h/24, est déployée au profit des personnels civils et militaires de la gendarmerie nationale dans le cadre de l’épidémie CoVid-19. Elle accueille les personnels qui en expriment le besoin, les rassure et les oriente si besoin vers les interlocuteurs adéquats. Elle vise également à accompagner et lutter contre toute forme d’isolement et de solitude. Pour ce faire, elle dispose d’un réseau de correspondants au niveau central et au niveau régional. Nous n’en communiquons pas ici le numéro de téléphone, puisque celui-ci est réservé aux personnels de la Maison.

* Résilience : après sa visite à Mulhouse du 25 mars en fin d’après-midi, Emmanuel Macron a annoncé le lancement de l’opération « Résilience ». Distincte de l’opération « Sentinelle », elle sera consacrée « à l’aide et au soutien de la population ainsi qu’à l’appui des services publics dans les domaines de la santé, de la logistique et de la projection, pour faire face à l’épidémie de Covid-19, en métropole et en outre-mer« . A suivre…

* Réserve opérationnelle : dès le 7 avril et pour permettre aux Français les plus fragiles de percevoir leurs allocations sociales, 375 réservistes (RO1) ont été engagés pour sécuriser 105 des 1 850 bureaux de « La Poste » considérés comme sensibles (41 en métropole et 64 en outre-mer). La surveillance de ces agences a été assurée au minimum par trois réservistes, ce qui a permis de conserver la capacité opérationnelle des unités d’active fortement mobilisées par la crise sanitaire. Le commandement des réserves peut compter sur 29 000 réservistes opérationnels de niveau 1, dont 9 000 à 10 000 se déclarent disponibles quotidiennement sur Minot@ur (l’outil de gestion des personnels de réserve de la Gendarmerie). La Maison les garde un peu « sous le coude » (en réserve !!!) pour le moment, sachant qu’il faudra bientôt remplacer les militaires d’active qui prendront leurs repos et gérer l’afflux (théorique à ce jour) de vacanciers. A suivre…

* CoVid-19 encore : cette pandémie a mis en lumière les interventions multiples, variées, tous azimuts de la Gendarmerie nationale et prouvé, si c’était encore nécessaire, que notre Maison (avec le statut militaire de ses personnels) était un maillon incontournable, indispensable, irremplaçable, de la chaîne de secours et de sécurité en France. Sur terre, sur mer, comme dans les airs, nos gendarmes ont été visibles partout. Pour réprimer ? Parfois (parce qu’il y a toujours des récalcitrants et que les délinquants ont profité du confinement pour agir). Pour aider, secourir, protéger, sécuriser, escorter, évacuer des malades, surtout. Résumons ! Sur terre : les EDSR ont assuré la fluidité des transports (convois sanitaires, par exemple) ; les PSIG ont assuré la sécurité des transports de matériels médicaux ; les BPDJ ont assuré le lien avec les veuves de gendarmes et les anciens ; les réservistes ont sécurisé les bureaux de poste ; les PGHM et PGM ont veillé à la sécurité en montagne et aux respect des règles de prudence dans l’ensemble de nos massifs ; les PSPG ont poursuivi leurs missions de surveillance des centrales nucléaires et de soutien aux unités locales ; les compagnies et brigades ont veillé à la permanence opérationnelle de nos militaires et ont assuré l’accueil du public ; les groupements et les CORG ont continué à assumer leurs missions de coordination et d’écoute pour les urgences (le 17 a été plus que sollicité durant ces périodes de confinement troubles et le nombre d’appels y a été très, très important). Sur mer : nos gendarmes marins ont été très présents… et pas uniquement dans les ports pour accueillir le porte-avions « Charles de Gaulle »… Dans les airs : les SAG, DAG et unités GTA ont été sur tous les fronts (sécurité publique, évacuations sanitaires assurées par nos détachements héliportés), la sécurité aéroportuaire pour la GTA qui n’a pas levé le pied malgré une baisse notoire du trafic aérien commercial. Sans parler des unités très spécialisées de la Gendarmerie qui ont fourni des matériels médicaux aux hôpitaux (masques, charlottes, sur-chaussures, sur-vêtements et autres gels ou solutions hydro-alcooliques réalisés dans leurs laboratoires). Pardon pour tous les camarades qui se sentiraient exclus de cette liste non exhaustive et ne faisant que rappeler certaines interventions pour affirmer que TOUS les gendarmes ont été admirables.

* CoVid-19 toujours : pour pallier les manques criants de produits désinfectants, la Cellule nationale nucléaire radiologique biologique et chimique de la Gendarmerie s’est lancée dans la production de solution hydro-alcoolique et s’est fixée pour objectif d’en fournir 1 000 litres à la collectivité.

* Brigade numérique : implantée à Rennes (35), cette unité virtuelle a vu ses effectifs renforcés durant le confinement. Passée de 20 à 70 militaires, elle a compté huit fois plus de demandes par jour qu’avant la crise sanitaire du coronavirus. Les brigades locales ont néanmoins continué à assurer l’accueil du public, tout le monde n’ayant pas internet chez soi.

* GPBI : 1 500 gilets pare-balles individuels sont livrés chaque semaine au Centre national de soutien logistique (CNSL). Ces protections de nouvelle génération, outre leur capacité d’absorber l’impact d’un tir d’arme à feu, sont aussi pare-lame et pare-aiguille pour tenter de répondre aux menaces actuelles. Avant d’être remis aux gendarmes, les GPBI doivent subir des tests pour vérifier s’ils correspondent à ce que l’Institution attend d’eux (cahier des charges très précis). Sont notamment contrôlés l’étanchéité de ces équipements, leur qualité textile et leur « résistance » balistique à des tirs de projectiles de 9 mm et de 12 mm (fusils de chasse). Après deux années de service, les GPBI sont reversés au CNSL qui les reconditionne après leur avoir fait passer les mêmes tests.

Zoom…

Comme annoncé dans le bulletin précédent, pour ce deuxième zoom 2020, nous embarquons avec nos camarades de la Gendarmerie maritime.

Placée pour emploi auprès de la Marine nationale, la Gendarmerie maritime (Gmar) joue un rôle important pour la défense de notre pays. Elle fait le lien entre la haute mer, l’approche des côtes par les eaux territoriales françaises et par les terres. Cette gendarmerie spécialisée, présente dans le monde entier du fait de l’importance des eaux territoriales de notre pays (11 millions de km2 et premier espace sous-marin au monde), est un atout bien visible de la sécurité de la France. Elle patrouille notamment le long des côtes atlantiques françaises (3 000 km), en Méditerranée (1 700 km de littoral), dans la Manche et en mer du Nord (900 km de côtes). Sans oublier l’espace maritime de Guadeloupe, de Guyane, de La Réunion, de Mayotte, de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française.

Suite aux menaces nouvelles (terroristes, notamment) que notre pays a connues depuis 2001 et comme l’ensemble des unités de la Gendarmerie, la Gmar a dû renforcer ses modes d’action. Ses missions ont évolué et évolueront encore, car nos militaires doivent s’adapter toujours à l’évolution des menaces et dangers qui pèsent sur nos institutions.

Ainsi, des équipes de protection de navires de passagers ont été déployées (trafic trans-Manche et trans-Méditerranée) de même qu’a été mis en place un dispositif de primo-arrivants en mesure d’intervenir sur un événement particulier (attaque terroriste ou acte de piratage, par exemple) en attendant l’arrivée du GIGN et des Commandos Marine.

La chaîne du renseignement (voir encadré en fin de ce Zoom) a été revue également dans son traitement des informations sensibles au niveau local, mais aussi national et international.

Tout ceci a conduit les militaires de la Gmar à développer et à renforcer leurs compétences (OPJ, plongeurs, technicien en investigation sub-aquatique, etc…).

L’organisation de la gendarmerie maritime : forte de 1 100 gendarmes (dont 52 officiers et 400 gradés) appuyés par 300 réservistes, les militaires de la Gmar sont issus de gendarmerie départementale, de la gendarmerie mobile ou de la garde républicaine.

« Gendarme par vocation, marin par passion » est sa devise.

Commandée depuis 2018 par le général de brigade Guillaume GRIMAUX, assisté d’un état-major implanté à Paris, la gendarmerie maritime comprend une section de recherches, un centre national d’instruction et est articulée en 3 groupements, 7 compagnies, 5 patrouilleurs, 63 unités (brigades de recherches, brigades de surveillance du littoral, pelotons de sûreté maritime et portuaire, vedettes de surveillance côtière).

Ces unités représentent une flotte de combat de 40 bâtiments qui sont répartis géographiquement de la façon suivante :

– métropole : 1 section de recherches comprenant 4 détachements (Paris, Cherbourg, Brest, Toulon) ; groupement de la Manche/mer du Nord à Cherbourg (2 compagnies, 2 patrouilleurs) ; groupement de l’Atlantique à Brest (3 compagnies) ; groupement de la Méditerranée à Toulon (2 compagnies, 1 patrouilleur) ; centre national d’instruction de la gendarmerie maritime (CNIGM) à Toulon.

– outre-mer : Guadeloupe : 1 patrouilleur ; Guyane : 2 vedettes de 20 mètres ; La Réunion : 1 vedette de 20 mètres ; Mayotte : 1 vedette de 20 mètres ; Polynésie française : 1 patrouilleur et une brigade ; Nouvelle-Calédonie : 1 vedette de 20 mètres et 1 brigade.

Les moyens nautiques de la gendarmerie maritime : 1 patrouilleur rapide de 37 mètres, 4 patrouilleurs côtiers de 32 mètres, 8 vedettes de sûreté maritime et portuaire (VSMP), 24 vedettes côtières de surveillance maritime de 20 mètres, 2 vedettes de surveillance côtière de 14 mètres, 1 vedette de surveillance côtière de 10 mètres auxquels s’ajoutent 10 embarcations pneumatiques dans les brigades de surveillance du littoral, 33 embarcations pneumatiques sur les patrouilleurs et les vedettes, 2 embarcations de drone opérationnelles de protection (8 EDOP à terme).

Les missions principales de la gendarmerie maritime : au nombre de 30 – déployées en métropole et en outre-mer – les missions des unités navigantes sont l’une des grandes forces de cette gendarmerie spécialisée.Exercées en pleine mer ou sur le littoral, elles sont multiples et variées ; les plus emblématiques sont la sauvegarde maritime (contrôle des navires et sauvetages), la salubrité des produits de la mer (tout au long de la filière « pêche »), la préservation des ressources halieutiques (police des pêches), la lutte contre les trafics illicites et l’immigration clandestine par voie de mer (Mayotte et Nouvelle-Calédonie), la surveillance des approches maritimes et portuaires, les enquêtes sur les différentes pollutions aux impacts médiatiques forts. Les 11 brigades de surveillance du littoral complètent ce dispositif de sauvegarde maritime.

Les métiers de la gendarmerie maritime : en raison de la spécificité de ses missions et des matériels servis, la gendarmerie maritime regroupe différents « métiers » dont les compétences s’exercent à terre ou en unités embarquées (patrouilleurs, vedettes). Les formations à ces métiers sont initiées au Centre national d’instruction de la gendarmerie maritime à Toulon et poursuivies pour certaines au sein de la Marine ou de la gendarmerie (chef de quart, mécanicien naval, électrotechnicien naval, gendarme en brigade de recherches, gendarme en brigade de surveillance du littoral, motocycliste, plongeur de bord).

La diversité des missions et des moyens employés nécessite de la part des personnels une double culture. A la fois gendarme et marin, le gendarme maritime doit avoir une formation solide dans les deux domaines. Ainsi, au cours de sa carrière, il passera de nombreuses fois au Centre national d’instruction de la gendarmerie maritime (CNIGM) de Toulon qui dispense des formations et des entraînements opérationnels de pointe, tout en assurant la veille juridique et législative (nationale, européenne et internationale) que les gendarmes doivent connaître dans leurs missions de police en mer.

FOCUS… sur l’organisation et le traitement du renseignement en gendarmerie maritime :

. Plus de 60 000 navires de commerce font escale chaque année dans les ports français.

. Les opérateurs Gmar croisent et analysent des informations et des renseignements de toutes natures (maritime, portuaire, militaire, intérieur) pour déterminer les navires d’intérêt en vue d’un contrôle.

. Les Centres d’opérations et de renseignement de la gendarmerie maritime (Corgmar) sont les points d’entrée uniques et de contact des partenaires locaux. Ils sont composés d’une cellule d’évaluation des menaces et d’analyse de sûreté, d’une cellule renseignement et d’un quart opérationnel. Ils sont co-localisés avec les brigades de renseignement et d’investigations judiciaires.

. Le Centre de renseignement et des opérations de la gendarmerie maritime (Crogmar) basé à Houilles (78) est le point de contact des partenaires nationaux, européens et internationaux ; il produit des analyses de sûreté et anime et coordonne le travail des Corgmar et des unités d’outre-mer.

. En résumé : assurer le lien entre les milieux maritime et terrestre, entre celui des armées et de l’Intérieur, avoir une vision globale des événements liés aux milieux maritime, portuaire, civil et militaire aux niveaux international, national et par façade maritime est au cœur de la mission « renseignement » de la Gmar, experte dans ces domaines.

Dans le prochain bulletin, nous vous présenterons une autre facette de notre grande Maison.

La vie de notre association

Au niveau national

* Des changements dans l’organisation du secrétariat ont eu lieu : le colonel (H) Jean-Pierre SOBOL, après avoir quitté la présidence de notre association l’an dernier, a souhaité passer la main à la cheffe d’escadron (RC) Catherine BOISSEAU-MARSAULT, secrétaire-générale, pour s’occuper des tâches administratives.

Merci à Jean-Pierre pour tout ce qu’il a fait durant ces années et bon courage à Catherine pour la suite !

Nos délégations régionales

* Chacune mène ses activités comme elle le souhaite et organise ses actions au plus près de nos unités de Gendarmerie.

Cependant, toutes les délégations ont a cœur de soutenir nos gendarmes et de favoriser les liens de camaraderie entre eux et les adhérents de R.E.S.GEND. Ceci est un travail de tous les jours qui se doit d’être entretenu en permanence.

Le confinement subi par tous a interdit durant deux mois les visites aux commandants d’unités et à nos camarades d’active, mais le téléphone et l’internet ont néanmoins permis de garder le contact.

Les commandants d’unités ont apprécié que l’on prenne de leurs nouvelles et que nos délégués s’enquièrent de la santé des troupes, au moment où le coronavirus faisait des ravages, y compris dans les rangs des militaires de la Gendarmerie qui n’ont pas été épargnés du fait de leurs missions en première ligne pour assurer la sécurité de tous.

Lorsque tout sera rentré dans l’ordre, nos délégués et leurs adhérents locaux reprendront leurs tournées auprès des groupements, compagnies, communautés de brigades, brigades territoriales et unités spécialisées de leurs secteurs respectifs, notamment lors des traditionnels mouvements des personnels (mutations) durant la période estivale.

Remerciements

Que vous soyez d’active, de réserve ou sympathisant, n’hésitez pas à nous communiquer les renseignements et informations susceptibles d’intéresser les amis R.E.S.GEND ; nous les publierons avec plaisir. Merci d’avance.

A tous, bonne lecture et à bientôt !

Document rédigé à partir du 1er mars 2020

Chef d’escadron (RC) Philippe WITTIG