INFOS R.E.S.GEND ALSACE

BULLETIN TRIMESTRIEL DE LIAISON ET D’INFORMATION

46, rue du Docteur Léon Mangeney – 68100 MULHOUSE

Téléphone : 0 389 440 313 – courriel : resgend-alsace@laposte.net

Site internet national : www.resgend.fr – Blog : resgend.blogspot.com

Réseaux sociaux : https://www.facebook.com/resgend

Numéro 11 Mars 2019

Le mot du délégué régional

Chef d’escadron (RC) Philippe WITTIG

Chers amis de la Délégation Régionale (DR) R.E.S.GEND d’Alsace,

Ce bulletin (artisanal) est réalisé à votre intention. Nous le diffusons aussi aux instances nationales de la Maison (DGGN et CRG, notamment), ainsi qu’à nos partenaires institutionnels et aux contacts personnels qui nous fournissent des informations susceptibles d’intéresser nos adhérents. Si certains d’entre vous ne souhaitaient plus obtenir nos bulletins, merci de bien vouloir nous le signaler (voir téléphone et mail dans l’entête/titre ci-dessus).

Notre bulletin de liaison et d’information aborde les questions de vie quotidienne et de société, rappelle les informations relatives à la Gendarmerie, met le focus (zoom, pour les puristes ?!) sur un service particulier de la Maison et donne la parole à la grande famille de la Gendarmerie et de R.E.S.GEND.

A part les thématiques politique et religieuse, il ne s’interdit aucune rubrique et reste à votre écoute pour toute question ou suggestion concernant sa teneur.

Rendez-vous en juin pour le numéro 12 de notre bulletin ;

dans l’intervalle, vous recevrez régulièrement des mails,

en fonction des informations reçues par notre délégation régionale.

Actualités générales

Infos diverses

Europol : l’agence européenne de police a fêté ses vingt ans. Créée en 1999 pour soutenir les Etats membres dans leur lutte contre la grande criminalité organisée et contre le terrorisme, elle a acquis le statut d’agence de l’Union européenne à part entière en 2010 et est basée à La Haye (NL). Elle emploie 1 000 personnes et quelque 300 officiers de liaison de nationalités diverses, afin d’assurer l’échange d’informations sur les activités criminelles entre les Etats membres. Europol est aussi devenu un centre d’expertise en matière de répression de la criminalité, mais n’intervient pas directement dans un pays dont les policiers, gendarmes et douaniers restent les enquêteurs privilégiés. La France est représentée à Europol par le directeur central de la police judiciaire (DCPJ). Aider les Etats membres à lutter contre le crime organisé, contre le terrorisme, contre la cybercriminalité et contre le trafic des migrants reste l’objectif prioritaire de l’agence européenne de police. Autre point important : le pays qui a fourni l’information à Europol en reste le propriétaire jusqu’à son effacement ; il définit la finalité du traitement de ces données et choisit les partenaires avec lesquels il souhaite les partager.

Prêt d’une arme de chasse : en application de l’article R. 315-2 du code de la sécurité intérieure (CSI), un permis de chasser valide vaut titre de port et de transport légitime d’une arme de catégorie B, de catégorie C (déclaration obligatoire) ou de catégorie D-1° (enregistrement de l’arme)… à condition qu’il ne s’agisse que d’un prêt et non d’une cession de l’arme. NB : les catégories sont définies par l’article R. 312-2 du CSI.

Tourisme : si l’on additionne les dépenses touristiques et les frais de transport, cette activité a généré 1 700 milliards de dollars en 2018. L’Europe reste la région du monde la plus visitée (710 millions de touristes et 570 milliards de dollars de recettes) ; suivent l’Asie-Pacifique (348 millions et 435 milliards de dollars), les Amériques (216 millions et 334 milliards de dollars), l’Afrique (67 millions et 38 milliards de dollars) et le Moyen-Orient (60 millions et 73 milliards de dollars).

Pour ce qui est du classement par pays les plus fréquentés, la France reste la première destination touristique (89 millions de visiteurs étrangers) ; elle est suivie par l’Espagne (83 millions), les USA (80 millions), la Chine (63 millions) et l’Italie (62 millions). Enfin, en ce qui concerne les recettes touristiques, les USA viennent en tête (214 milliards de dollars), devant l’Espagne (74 milliards), la France (67 milliards), la Thaïlande (63 milliards) et le Royaume-Uni (52 milliards).

Question subsidiaire : quels sont les pays qui dépensent le plus pour voyager ? Réponse : la Chine (277 milliards de dollars), les USA (144 milliards), l’Allemagne (94 milliards), le Royaume-Uni (76 milliards) et la France (48 milliards).

Clôture : bien que l’art. 647 du code civil stipule que « tout propriétaire peut clore son héritage », un certain nombre de règles s’imposent. Tout d’abord, il faut respecter les règlementations locales (plan d’urbanisme, carte communale, règlement du lotissement, espaces historiques). A défaut d’usages et de règlement, tout mur de séparation entre voisins doit mesurer au moins 3,20 m de haut dans les villes de 50 000 habitants et plus ; il doit faire 2,30 m de hauteur dans les autres communes (art. 663 du code civil). La hauteur du mur se calcule à partir du niveau du sol d’implantation (même si ce dernier surplombe le terrain voisin). Les fondations ou les ancrages ne doivent pas empiéter sur le terrain voisin et la clôture ne doit pas occasionner de trouble anormal de voisinage (perte d’ensoleillement ou privation de vue, par exemple). Installer une clôture privative (et non mitoyenne) revient à l’entretenir seul.

Retraite au soleil : le « top 5 » des destinations préférées des retraités expatriés français s’établit comme suit : l’Algérie (439 764 Français accueillis), l’Espagne (191 159), le Portugal (177 923), l’Italie (91 306) et le Maroc (60 458). Mais les choses pourraient changer, puisque le Portugal vient de voter (en ce début d’année 2020) la fin des avantages fiscaux consentis aux étrangers résidant sur son territoire.

Expatriés : étudiants ou salariés, les Français seraient environ 2 millions à vivre hors de nos frontières. 187 232 Français sont expatriés en Suisse, 163 699 aux Etats-Unis, 147 506 au Royaume-Uni (avant le Brexit…) et 103 967 au Canada.

Suicides de policiers : plusieurs dizaines de fonctionnaires s’étant donné la mort l’an dernier (54 entre le 1er janvier et la mi-octobre 2019), le ministère de l’Intérieur a annoncé la mise en place d’un numéro vert, le 0 805 23 04 05.

OPEX : le monument aux morts en Opex, inauguré à Paris le 11 novembre 2019, comporte dix noms de gendarmes sur les 549 noms inscrits au moment de l’inauguration. Deux gendarmes figurant sur cette triste liste sont morts au Tchad en 1969 et 1974, quatre au Liban entre 1984 et 1993, un au Congo en 1999 et deux en Haïti en 2010 (le même jour).

Rappel : la mention « Mort pour la France » (destinée aux soldats tués à l’ennemi ou décédés de blessures de guerre, mais aussi aux militaires décédés de maladies contractées en service en temps de guerre ou morts suite à un accident, également lors d’une mission de guerre) avait été créée par une loi prise en date du 2 juillet 1915. Son attribution est codifiée par l’art. 511-1 du Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre.

Caméras piétons : entre le 1er janvier et le mois d’octobre 2019, 2 012 sapeurs-pompiers avaient été agressés et 312 blessés. L’usage de caméras-piétons a donc été lancée (à titre expérimental) pour les soldats du feu de la région parisienne.

Djihad : nous rappelons ici le numéro du service d’appel gratuit de lutte contre les filières djihadistes : 0 800 005 696.

Destiné essentiellement aux familles, ce numéro est ouvert du lundi au vendredi de 9 heures à 18 heures pour répondre à toutes les questions posées au sujet de ces radicalisations extrémistes, prodiguer des conseils et prendre en compte les signalements effectués.

Vol de nuit : merci à nos camarades du DAG 68, et notamment à l’ADJ Nicolas P. pilote, de nous avoir fait remarquer que la DZ de 30 m/30 m est la taille minimale d’une aire de poser pour un atterrissage de jour. Or, comme notre rubrique (bulletin n° 10) concernait les vols de nuit, il pouvait y avoir confusion. En effet, pour les atterrissages de nuit, la DZ doit avoir des dimensions beaucoup plus importantes, notamment en zone non éclairée.

Ci-après, les explications détaillées fournies par notre camarade pilote du DAG de Colmar/Meyenheim :

Voici un extrait de notre manuel d’exploitation, traitant des aires de poser pour les vols effectués de nuit sous jumelles de vision nocturne :

À l’exclusion des aérodromes et hélistations, seules les aires de poser connues de l’équipage et les terrains de sport peuvent être utilisés de nuit sous JVN, dès lors qu’elles correspondent aux normes suivantes :

– dimensions minimum : 50 mètres X 50 mètres libres de tout obstacle

– terrain contrasté

– aire inscrite dans le répertoire des aires de poser JVN de l’unité ou reconnue de jour (…).

En cas de nécessité opérationnelle avérée (…) une aire de poser non connue doit correspondre, hors zone de montagne, aux normes suivantes :

– être vaste, c’est-à-dire du gabarit d’un stade de football (90 X 120 mètres environ)

– être dégagée, c’est-à-dire ne pas offrir de possibilité de son franchissement en une seule portée par une ligne de moyenne tension (3 brins), de ne pas comporter plus de deux lisières ou lignes de haies contiguës, ne pas nécessiter de poser près des obstacles

– se trouver dans une zone de nivellement favorable (devers faible, éviter les fonds de talweg dont la largeur est inférieure à 1 km et les pieds de falaise ou de reliefs importants).

En vol de nuit « classique » (avec références extérieures, ou sans JVN) : 

Hormis, les hélistations et aérodromes, les aires de poser pratiquées doivent être connues des équipages, suffisamment dégagées et, dans la mesure du possible, balisées ou – au minimum – suffisamment éclairées, pour permettre une approche en sécurité.
En cas de nécessité opérationnelle avérée, un marquage sommaire sur une aire de poser en campagne connue et dégagée peut être acceptée par le seul pilote commandant de bord.

Merci à Nicolas de m’avoir signalé le passage qui prêtait à confusion ; merci à lui d’avoir alimenté le débat (c’est aussi l’un des buts de notre bulletin) et d’avoir apporté toutes ces précisions, certes techniques, mais néanmoins très intéressantes.

NB :du fait de contraintes budgétaires imposées à notre Maison, les forces aériennes de gendarmerie (FAG) devraient perdre 1 300 heures de vol en 2020, soit 18 000 heures de vol au total (contre 19 300 heures effectuées en 2019). Dommage !

Contrefaçons : dans l’Union européenne, elles détruisent annuellement 60 milliards d’euros de croissance économique. Cela représente une perte de 340 000 emplois (près de 30 000, rien que pour la France).

Vapotage : selon les autorités sanitaires américaines, l’acétate de vitamine E contenu dans les cigarettes électroniques est la toxine responsable des pneumopathies associées au vapotage qui ont été observées en Amérique du Nord (37 décès recensés aux Etats-Unis à la date du 31 octobre 2019).

Automobilistes non assurés : suite à la question d’un sénateur, le ministre répond qu’en 2017 ce sont 191 personnes qui ont perdu la vie dans un accident de la route impliquant un véhicule non assuré (soit 5,6 % de la mortalité routière). Toujours selon le ministre, le nombre de conducteurs circulant avec un véhicule sans assurance serait de 800 000.

 Vols chez les agriculteurs : en 2018, ce ne sont pas moins de 7 416 vols qui ont été commis dans les exploitations agricoles (- 23 % en trois ans) ; 356 tracteurs ont été volés (+ 78 % en neuf ans). Ce sont des gangs venus des pays de l’Est, bien organisés, qui ont perpétré ces forfaits dont le préjudice, pour les agriculteurs, se chiffre à plusieurs dizaines de millions d’euros. Mais les malfrats (qui agissent le plus souvent sur commande) s’intéressent aussi aux GPS, produits phytosanitaires, pneus d’engins agricoles, matériels aratoires et autres chargeurs téléscopiques, très recherchés dans les pays de l’Est où ils sont rares et peuvent se vendre à plus de 130 000 euros pièce. L’Office central de lutte contre la délinquance itinérante de la Gendarmerie traque ces groupes très organisés et très mobiles, même s’il reste très difficile de remonter jusqu’aux têtes de réseaux dans leurs pays (Roumanie, Ukraine, Pologne, Lituanie, Hongrie, notamment).

Rodéos : une loi datant du 3 août 2018 prévoit une peine d’un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende pour les auteurs de rodéos sur deux roues. Ces peines passent à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende si l’auteur des faits a consommé de l’alcool ou des produits stupéfiants. La loi a aussi créé le délit d’incitation au rodéo qui prévoit la confiscation obligatoire du véhicule utilisé pour commettre l’infraction, ainsi que l’annulation du permis de conduire pour une durée maximale de trois ans.

Décorations : début janvier, le ministère de l’Intérieur a fixé le nombre de médailles de la sécurité intérieure pour l’année 2020. Elles seront au nombre de 3 800 (soit 2 800 médailles de bronze – 700 médailles d’argent – 300 médailles d’or).

Stress : une étude menée au sein des 35 facultés de médecine de notre pays montre que 6 % des étudiants de première année consomment des anxiolytiques et que 2,8 % d’entre eux sont sous anti-dépresseurs. Ces pourcentages tombent à 3,9 % et 1,3 % chez les étudiants de deuxième année… qui – eux – sont 50 % à déclarer qu’ils ont un sérieux problème de consommation d’alcool (même s’ils ne sont plus que 14 % avant les examens à boire de trop). Puissent ces futurs médecins ne pas perdre toutes leurs facultés !

Ehpad : parmi les plus de 75 ans, un tiers des 600 000 personnes accueillies en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes est en détresse psychologique (signes de dépression ou d’anxiété) contre un quart des seniors vivant à domicile.

Prisons : en date du 30 janvier 2020, une décision de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) condamne la France pour les conditions de détentions et l’absence de voies de recours efficaces pour les détenus. Au 1er janvier 2020, on comptait 70 651 détenus pour 61 080 places opérationnelles. La CEDH recommande la mise en œuvre d’une politique publique ambitieuse et l’institution de recours préventifs effectifs.

2019-nCoV : la crise liée au coronavirus a déjà des conséquences énormes sur le plan économique. A titre de simple exemple, la Chine ayant désormais suspendu les voyages à l’étranger de ses ressortissants, voici quelques éléments chiffrés concernant le tourisme et notre pays. En 2009, 715 000 Chinois sont venus en France ; ils étaient 2,2 millions en 2018. Les Chinois qui visitent l’Europe (souvent ils voyagent à la découverte de plusieurs pays lors d’un voyage), ont fait de notre pays leur destination favorite (55 %), devant l’Allemagne (37 %) et l’Italie (30 %). Depuis 2012, le touriste chinois est devenu aussi le plus dépensier (1 850 dollars par personne en 2018, soit 4 milliards d’euros rien que pour la France, ce qui représentait 7 % de nos recettes touristiques). Le touriste chinois arrive devant le touriste allemand et l’américain. L’an dernier, 32 % des ventes en détaxe en France émanaient des Chinois… qui dépensent 30 milliards d’euros par an pour les produits de luxe.

Quelques chiffres

Suisse : en 2017, Zurich était la plus peuplée des villes suisses (410 000 habitants) devant Genève (200 000 habitants) et Bâle (170 000 habitants). Pour ce qui est des agglomérations helvétiques, Zurich arrive toujours en tête avec environ 2 millions d’habitants devant Bâle (800 000 habitants) et Genève (600 000 habitants).

Immigration : en 2018, ce sont 255 956 titres de séjours qui ont été accordés par la France qui a reçu aussi 123 625 demandes d’asile dont 33 330 ont été acceptées. 95 % des déboutés du droit d’asile n’ont pas été expulsés et sont toujours sur le territoire français. 40 000 mineurs non accompagnés (appelés autrefois « mineurs isolés ») ont été recensés durant la même année 2018. Leur prise en charge par les départements s’élève à 50 000 € par enfant et par an, soit 2 milliards d’euros dépensés en 2018.

Le 21 janvier 2020, le ministère de l’Intérieur a publié les statistiques de l’année 2019.

Nous en reprenons quelques éléments ci-après (les explications et/ou commentaires étant ceux du ministre…) :

276 600 : c’est le nombre de titres de séjour délivrés à des primo-arrivants l’an dernier, soit une hausse de 6,9 %.

Ce sont désormais les étudiants qui forment le premier flux migratoire en France (91 500), devant l’immigration familiale (88 778 titres de séjours) et l’immigration économique (38 843).

132 614 : c’est le nombre de dossiers de demandes d’asile déposés auprès de l’Ofpra (+7,3 %).

La France est devenue le pays où sont reçues le plus de demandes en Europe, devant l’Allemagne (environ 111 000 demandes). À noter que la pression sur la France augmente, alors que les flux irréguliers qui entrent en Europe sont en baisse, du fait que la France est désormais un « pays de rebond », l’endroit où viennent les déboutés de l’asile chez nos voisins.

31 400 étrangers en situation irrégulière ont quitté le territoire national l’an dernier. Ce chiffre, en légère hausse (+3,7 %), comprend tous les types de départs : éloignements forcés, départs volontaires ou départs spontanés.  

75 295 : c’est le nombre des acquisitions de la nationalité française par décret ou déclaration (-1,4 %). Ce chiffre comprend les personnes devenues françaises par mariage, ascendance ou parce que leurs frères ou sœurs sont Français.  

Armes : hors la république populaire de Chine, les ventes d’armes dans le monde ont généré 380 milliards d’euros en 2018 (+ 4,7% par rapport à 2017).

Tourisme : en 2018, on a compté 1,4 milliard de voyageurs internationaux dans le monde (+ 5 % par rapport à 2017).

Monde arabe : en 2019, le sentiment et la pratique religieux y reculent. Ainsi, seuls 33 % des musulmans déclarent assister à la prière chaque vendredi et seulement 20 % disent faire confiance aux partis se réclamant de l’islam politique (contre 35 % en 2013). 13 % des habitants du monde arabe se déclarent sans religion (contre 8 % en 2013). Enfin, 40 % disent accorder du crédit aux chefs religieux (contre 51 % en 2013).

Aumônerie : en 2019, les armées françaises comptaient 361 aumôniers militaires dans leurs rangs, répartis comme suit : 209 aumôniers catholiques (dont 121 d’active), 76 aumôniers protestants (dont 33 d’active), 42 aumôniers musulmans (dont 36 d’active) et 34 aumôniers israélites (dont 13 d’active).

Violences sexuelles sur mineurs : on estime que près de 130 000 filles et 35 000 garçons subissent chaque année des viols et des tentatives de viol. 20 000 plaintes et signalements pour agression sexuelle et viol sur enfants sont déposées tous les ans, qui débouchent sur 2 600 condamnations.

Santé : au sein de l’OCDE, la France consacre 11,2 % de son produit intérieur brut à la santé, les USA 16,9 % et la Suisse 12,2 % (contre 8,8 % en moyenne pour les autres pays membres). Les Français vivent en moyenne 82,6 ans, soit deux ans de plus que la moyenne des autres pays (les champions restent les Japonais : 84,2 ans). En France, le taux de mortalité suite à une crise cardiaque ou un AVC est inférieur de 20 % à la moyenne OCDE. Néanmoins, les taux d’hospitalisations évitables (diabète et insuffisance cardiaque) restent élevés, de même que les prescriptions d’antibiotiques (25 % de plus que la moyenne). Autres points négatifs : la France n’a que 3,2 médecins pour 1 000 habitants (3,5 OCDE) et affiche un taux de fumeurs quotidiens (25,4 %) et de litres d’alcool consommés par habitant (11,7 litres) supérieurs à la moyenne, de 18 % (pour le tabac) et de 8,9 litres (pour l’alcool).

Plastiques : 10 tonnes de plastique sont produites chaque seconde dans le monde (348 millions de tonnes par an) ; 75 millions de PET sont produits par an dans le monde ; 10 millions de sacs en plastique sont consommés chaque minute dans le monde ; 70 % des déchets en plastique ne sont pas recyclés ; les déchets de plastiques représentent un gisement non exploité de 100 millions de tonnes annuelles, soit une manne de 100 milliards de dollars ; enfin, chaque seconde, les Européens rejettent 20 kilos de plastique dans la mer Méditerranée.

MO : selon la Cour des Comptes, le maintien de l’ordre coûterait 150 millions d’euros par an. Les renforts sollicités par la préfecture de police de Paris (pour ces mêmes opérations de MO dans la capitale) auraient « facturé » ainsi leur participation : 41 millions d’euros pour les CRS et 15 millions d’euros pour les gendarmes mobiles.

Téléphone : 10 personnes décèdent ou sont blessées gravement chaque jour sur les routes à cause d’une conversation téléphonique (écrire un message au volant – par exemple – multiplie par 23 le risque d’accident). 70 % des automobilistes, 59 % des conducteurs de deux-roues et 42 % des usagers de trottinettes utilisent leur téléphone en conduisant. Enfin, un Français sur deux marche les yeux rivés sur son téléphone et un sur deux également consulte son téléphone toutes les 10 minutes.

Sangliers : vu l’explosion du nombre de ces suidés et des dégâts qu’ils commettent, leur abattage a crû de 50 % en dix ans dans notre pays pour atteindre aujourd’hui le nombre de 800 000 animaux tirés dans l’année (soit environ 7 400 sangliers en moyenne par département).

Littérature : en 2019, outre la version « papier », la France comptait 24 % de lecteurs de livres numériques (49 % de femmes et 51 % d’hommes) – moyenne d’âge : 40 ans – 32 % étaient issus de catégories socio-professionnelles supérieures, 18 % étaient étudiants et 25 % franciliens. En librairie, après la littérature (27 %), ce sont les livres pour la jeunesse qui occupaient la deuxième place et représentaient 17 % des ventes.

Maternité : en 2017, environ 295 000 femmes sont décédées dans le monde pendant et après la grossesse et l’accouchement. L’Afrique subsaharienne et l’Asie méridionale représentent environ 86 % (254 000) des décès maternels mondiaux. Dans les pays à revenu élevé, ces décès représentent 1 sur 54 000 contre 1 sur 45 dans les pays à faible revenu.

Coût du travail : hors fonction publique et pour l’ensemble de l’économie, l’heure de travail (TTC) revient à 13,60 € au Portugal, à 21,90 € en Espagne, à 28,30 € en Italie, à 37,10 € en Allemagne, à 37,70 € en France et à 40,90 € en Belgique.

Blé : l’Union européenne est le premier producteur de blé au monde (145 248 000 tonnes) devant la Chine (128 845 000 tonnes), l’Inde (87 000 000 tonnes), la Russie (72 529 000 tonnes), les USA (62 833 000 tonnes), le Canada (31 729 000 tonnes) le Pakistan (25 633 000 tonnes), l’Ukraine (26 791 000 tonnes), l’Argentine (18 400 000 tonnes) et la Turquie (17 250 000 tonnes). Notre pays est le troisième exportateur mondial de blé, dégageant un excédent annuel de quelque 10 milliards d’euros. L’Egypte est le premier pays importateur de blé au monde.

Délinquance : seuls les chiffres officiels pour l’année 2018 en France métropolitaine sont disponibles au moment de la rédaction de cet article (le 27/12/19). Ils sont néanmoins intéressants et nous en publions une synthèse ci-après (avec leur écart par rapport à l’année 2017 – pourcentage indiqué entre parenthèses) : 845 homicides (+ 2 %), 240 200 coups et blessures volontaires (+ 8 %), 7 700 vols avec armes (- 10 %), 80 900 vols violents sans arme (- 7 %), 698 300 vols sans violence contre des personnes (- 2 %), 233 800 cambriolages de logements (- 6 %), 142 100 vols de véhicules (- 8 %), 260 300 vols dans les véhicules ( – 1 %), 48 100 violences sexuelles (+ 19 %) dont 19 200 viols (+ 17 %) et 28 900 autres agressions sexuelles (+ 20 %), 607 300 dégradations (- 2 %), 323 100 escroqueries (+ 1 %).

Population mondiale : le XXIème siècle sera africain… avec une croissance vertigineuse des flux migratoires.

Evolution de la population mondiale Population en 2019 (en millions d’hab.) Indice synthétique de fécondité (*) Population de plus de 65 ans en % Population en 2050 (en millions d’hab.)
Monde 7 714 2,4 9 9 738
Afrique subsaharienne 1 066 4,6 3 2 117
Afrique du Nord 242 3,2 6 372
Amériques 1 015 1,9 16 1 188
Asie 4 601 2,1 9 5 290
Europe et Russie 747 1,6 19 712
Océanie 42 2,3 2 58

(*) Nombre d’enfants par femme en âge de procréer(sachant que le seuil de renouvellement des générations est de 2,1 enfants)

Pays les plus peuplés en 2019 Estimation 2019 (en millions d’hab.) Pays les plus peuplés en 2050 Projection 2050 (en millions d’hab.)
1. Chine 1 433,8 1. Inde 1 639
2. Inde 1 366,4 2. Chine 1 402
Union européenne 512,5 Union européenne 497
3. USA 329,1 3. Nigeria 401
4. Indonésie 270,6 4. USA 379
5. Pakistan 216,6 5. Pakistan 338
6. Brésil 211 6. Indonésie 331
7. Nigeria 201 7. Brésil  229
8. Bangladesh 163 8. Ethiopie 205
9. Russie 145,9 9. RD du Congo 194
10. Mexique 127,6 10. Bangladesh 193

Transport aérien : 272 millions de passagers ont été enregistrés au Royaume-Uni en 2018, 222 millions en Allemagne, 221 millions en Espagne et 162 millions en France (+ 5,1 %).

Retraites : en France, les dépenses publiques consacrées aux retraites s’élèvent à 325 milliards d’euros, soit 13,8 % du PIB (l’un des systèmes les plus onéreux du monde, selon la presse financière américaine).

Vendredi noir : le 29 novembre dernier, 56 millions d’opérations bancaires ont été enregistrées à l’occasion du Black Friday, soit 6 millions de plus qu’en 2018 et 13 millions de plus qu’en 2017. En moyenne, la consommation des ménages a progressé de 0,95 % par an de 2010 à 2018 (elle avait augmenté de 1,70 % dans les années 2000/2010 et de 5,00 % dans les années 1960/1970).

Homicides : 34 582 homicides ont été enregistrés au Mexique en 2019 (soit près de 100 par jour ou 4 par heure).

Grèves : une journée de grève à la RATP représente un manque à gagner de 3 millions d’euros ; à la SNCF, c’est 20 millions d’euros de perte quotidienne engendrée.

Fumeurs : on compte environ16 millions de fumeurs en France et 78 000 décès par an sont attribués au tabagisme. Une étude récente montre que la cigarette électronique est associée à une probabilité accrue d’initiation ultérieure au tabagisme, les jeunes l’ayant utilisée étant davantage susceptibles de fumer des cigarettes plus tard dans leur vie que ceux qui n’y ont pas « goûté ».

Fromages : 10,3 millions de tonnes de fromage sont fabriquées annuellement dans l’Union européenne dont 2,24 millions de tonnes élaborées en Allemagne, 1,9 millions de tonnes en France, 1,31 millions de tonnes en l’Italie et 0,9 millions de tonnes dans les Pays-Bas.

Personnes âgées : 9,4 % des Français sont âgés de 75 ans ou plus ; 85 % d’entre eux sont atteints d’au moins une pathologie ; 20 % des plus de 85 ans sont dépendants.

Amendements : lors de la discussion du projet de loi sur la réforme des retraites (en février), plus de 41 000 amendements ont été déposés par les députés. A titre de comparaison : 137 665 amendements avaient été remis lors de la privatisation de GDF-Suez en 2006 ; en 1974 (loi sur l’IVG) : 167 amendements ; en 1981 (suppression de la peine de mort) : 32 amendements ; en 1998 (loi sur les 35 heures) : 1 569 amendements ; en 2013 (« mariage » pour tous) : 8 547 amendements déposés.

Infos Gendarmerie

* Cadets : fin novembre 2019, le commandement des réserves de la Gendarmerie (CRG) a contacté tous les réservistes citoyens de la Maison pour leur demander de bien vouloir s’impliquer dans la création d’associations de Cadets de la Gendarmerie au sein de chaque groupement. Cette opération, qui entre dans le cadre du SNU (service national universel) testé l’an passé, devrait permettre à la Gendarmerie de sensibiliser les jeunes lycéens (16 ans minimum) à nos institutions et, plus particulièrement, aux métiers de la Gendarmerie.

* GendarmEs : fin 2019, la Gendarmerie comptait dans ses rangs 21 078 femmes gendarmes, soit presque 21 % des effectifs de la Maison. 10 732 étaient sous-officières et 560 officières (dont 3 générales sur les 117 officiers généraux que compte actuellement la Gendarmerie française). Pour l’anecdote : le GIGN comptait 28 femmes dans ses rangs sur près de 400 militaires.

* Maillage territorial : actuellement, la Gendarmerie compte 2 955 brigades : 634 brigades territoriales autonomes (BTA) et 2 321 brigades de proximité (BP) dépendant de 980 communautés de brigades (COB). Ce maillage sera-t-il remis en cause ? Affaire à suivre…

* Drogue : l’an dernier, les gendarmes ont réalisé 87 % des confiscations nationales de pieds de cannabis. Le nombre de plans de chanvre arrachés (près de 150 000) a bondi de 23 %. Nos militaires ont saisi aussi 47 000 comprimés d’ecstasy (28 % de plus qu’en 2018) et 261 kilos d’héroïne (+ 76 %) ; ils ont fait cesser également 1 900 trafics (+ 17 %). Ces chiffres démontrent bien que nos campagnes sont gangrénées aussi par ce fléau. Il faut dire que ce « commerce » est très intéressant pour les trafiquants qui achètent l’héroïne entre 7 et 10 € le gramme (notamment en Belgique ou aux Pays-Bas) pour la revendre 40 € le gramme en France.

* Blessés : publiés en novembre dernier, les chiffres des camarades blessés en mission montrent une hausse de 20 % entre 2017 et 2018, année où il y a eu 2 306 agressions physiques sur des gendarmes (48 % des 7 453 gendarmes blessés).

* Gend 20.24 : notre directeur général a livré sa feuille de route en décembre dernier. La première des préoccupations annoncées reste la sécurité du quotidien qui exige proximité et contact avec la population et les élus. Autre perspective d’évolution : la sécurité en temps de crise avec – pour meilleure approche – l’anticipation, puis la démultiplication des structures internes de gestion de crise pour faire face à toutes les situations (cf. attentats de 2015, ouragan Irma en 2017, ND des Landes et autres manifestations très violentes en 2019…). Derniers points développés : la sécurité numérique et la lutte contre cette nouvelle forme de criminalité, mais aussi les nouvelles possibilités des services du renseignement criminel de notre Maison, mis à contribution de façon importante. Le DGGN estime qu’il faut savoir renoncer à certaines tâches administratives ou non prioritaires pour se recentrer sur ce qui touche à la sécurité des populations en « collant » au territoire où vivent les gendarmes et à ses typicités. Le général d’armée Christian RODRIGUEZ n’exclut pas des regroupements d’unités ou de nouvelles répartitions des tâches, toujours dans le souci permanent de la qualité du service public rendu à la population. (NB : le 27 janvier dernier, nous vous avons transmis un message du DGGN aux réservistes).

* Budget 2020 : plusieurs sénateurs (dont un ancien gendarme), rapporteurs de commissions du Sénat, ont émis un avis négatif quant au budget prévu pour la Gendarmerie en 2020. Ils estiment notamment insuffisants les crédits alloués au renouvellement des véhicules et dénoncent la chute des crédits d’investissement, rappelant que 11 % du parc automobile de la maison ne sont plus opérationnels.

* Gratifications : à l’instar de leurs 61 camarades des autres armées qui en ont été gratifiés en 2019, 51 généraux de la Gendarmerie se verront attribuer une indemnité spécifique de haute responsabilité (ISHR) en 2020. Si les heureux destinataires de cette ISHR ont été désignés au Journal officiel en toute fin d’année 2019, le montant de l’indemnité qui leur sera allouée n’était pas encore connu au moment de la rédaction de ces lignes (pour les généraux des autres armées qui en ont bénéficié en 2019, elle allait de 32 000 € à 50 000 € pour l’année).

* Orpaillage : menée du 22 novembre au 12 décembre dernier par la Gendarmerie et les Forces armées en Guyane (FAG), l’opération Piman a permis de porter un coup d’arrêt aux orpailleurs illégaux opérant dans l’ouest guyanais, en s’attaquant avec succès aux flux logistiques. D’importants moyens avaient été déployés durant près de trois semaines, afin de détecter les activités illégales liées à l’orpaillage, puis de saisir ou de détruire les moyens de locomotion des orpailleurs (quads et pirogues) ainsi que le matériel d’extraction.

Cette opération d’envergure, qui a mobilisé 72 gendarmes et 450 militaires des FAG, a permis de saisir ou de détruire onze pirogues, six quads, 63 corps de pompe ou moto-pompes, plus de 19 m³ de carburant, environ 2 800 mètres de tuyaux d’alimentation des pompes, 500 gr de mercure, 33 groupes électrogènes et environ 2,8 tonnes de nourriture. Bravo à nos militaires pour cette belle opération, réalisée dans des conditions très difficiles, en milieu plus qu’hostile, avec des orpailleurs souvent armés et qui n’hésitent pas à faire feu sur les « intrus » le cas échéant.

* Suicides : en 2019, ce sont finalement 21 camarades qui se sont donné la mort.

Rappel : en 2018, ils étaient 33 gendarmes à avoir mis fin à leurs jours. Même si le chiffre de l’an dernier est inférieur à la moyenne des dix dernières années du nombre des suicides au sein de l’Arme (27), ces décès dramatiques sont toujours trop nombreux.

* Réserve : notre belle Maison compte 30 000 réservistes opérationnels de niveau 1 (personnes sous engagement à servir dans la réserve), 37 000 réservistes opérationnels de niveau 2 (militaires ayant quitté la Gendarmerie pour faire valoir leurs droits à la retraite, mais qui doivent rester réservistes durant cinq ans… au cas où), 150 réservistes opérationnels spécialistes et 1 500 réservistes citoyens. Ensemble, ils assument la même mission et ont une volonté commune : servir la Gendarmerie nationale POUR notre pays.

* Hommage : partout en France, ce lundi 17 février a permis à la « grande famille gendarmerie » de rendre hommage à ses six militaires morts dans l’accomplissement de leur devoir en 2019. Organisée dans la cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides à Paris, la cérémonie commémorative était présidée par le ministre de l’Intérieur, en présence du secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur et, bien évidemment, du Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN).

Dans son discours, le ministre a souhaité rappeler les valeurs fondamentales qui animaient nos camarades décédés : « Tous aimaient la France, tous la servaient. Ils avaient fait le choix de s’engager pour elle. Ils avaient fait le choix de l’uniforme et de la passion. Le choix du service et du courage. Le choix de la Gendarmerie. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un hommage que nous leur rendons. Aujourd’hui, nous faisons honneur à leur engagement. Aujourd’hui, nous faisons vivre leurs valeurs, leurs combats, leur volonté. » Il a également souligné le rôle primordial que revêt le métier de gendarme : « Liberté, Égalité, Fraternité : vous êtes les protecteurs de cette devise. C’est un honneur immense et une responsabilité. (…) Notre République a besoin de ces femmes et de ces hommes, formés et décidés à se battre pour elle. De ces femmes et de ces hommes qui ont l’honneur dans le sang et la vocation dans l’âme. De ces femmes et de ces hommes dont, sous le bleu de l’uniforme, bat le cœur de la République. » À l’issue de la cérémonie, les ministres et le DGGN se sont entretenus avec les familles des gendarmes décédés en service. En fin d’après-midi, celles-ci se sont rendues à l’arc de Triomphe pour assister à la cérémonie de ravivage de la Flamme du soldat inconnu. Cette journée nationale d’hommage s’est achevée par un concert donné par l’orchestre de la garde républicaine et le chœur de l’armée française en la cathédrale Saint-Louis des Invalides à Paris. Les dons récoltés à cette occasion seront intégralement reversés (via une fondation de la Gendarmerie) au profit des familles des militaires de la gendarmerie tués ou blessés dans l’accomplissement de leur devoir.

* Salon de l’agriculture : cette année encore, la gendarmerie était présente sur le Salon de l’agriculture qui s’est tenu du 22 février au 1er mars à Paris. Elle a renouvelé le dispositif itinérant inauguré en 2019 et qui avait donné satisfaction.

Trois binômes de référents sûreté venus de toute la France, ainsi que deux personnels de la direction générale, spécialisés dans les domaines de la sécurité économique et de la protection des entreprises, sont allés durant toute la semaine au contact des exploitants agricoles présents sur le salon, afin de diffuser des conseils de prévention et de vigilance contre les actes de malveillance dont ils peuvent être la cible (voir plus haut, en page 3 de notre bulletin).

Zoom…

Pour ce premier zoom 2020 et comme annoncé dans le précédent bulletin, nous prenons de nouveau un peu de hauteur (?!), puisque nous consacrons cette rubrique à la gendarmerie des transports aériens.

Créée en 1953, la gendarmerie des transports aériens (GTA) est une composante de la gendarmerie nationale bien qu’elle soit placée « pour emploi » auprès d’une autre institution, à savoir la Direction générale de l’aviation civile (DGAC).

L’augmentation importante du trafic aérien a fait évoluer ses missions depuis sa création ; de même, la nouvelle menace terroriste a motivé une adaptation de ses engagements.

* Comment la GTA est-elle organisée ?

Depuis le 1er août 2019, son « patron » en est le général de brigade Jean-Pierre GESNOT.

La gendarmerie des transports aériens, dont l’Etat-major se situe à Paris, est répartie sur deux grandes zones :

le groupement nord qui comprend la compagnie de Roissy (Roissy/CDG et Le Bourget), la compagnie d’Orly (Orly, Athis-Mons, Toussus-le-Noble, Issy-les-Moulineaux, Beauvais, Lille), la compagnie de Strasbourg (Bâle-Mulhouse-Fribourg, Entzheim, Metz-Nancy, Reims), la compagnie de Brest (Brest-Guipavas, Rennes, Nantes, Deauville-St-Gatien, Châteauroux-Déols) et les unités d’outre-mer (Fort-de-France en Martinique, St Claude en Guadeloupe, Cayenne en Guyane, St Denis à La Réunion, Mamoudzou à Mayotte, Nouméa en Nouvelle Calédonie, Papeete en Polynésie française), unités rattachées à l’état-major parisien.

le groupement sud comprend la compagnie de Lyon (Lyon-St-Exupéry, Chambéry, Grenoble, Clermont-Ferrand), la compagnie de Bordeaux (Bordeaux, Biarritz, Pau), la compagnie de Toulouse (Toulouse, Tarbes), la compagnie de Marseille (Marseille, Montpellier, Aix-en-Provence, Perpignan), la compagnie de Nice (Nice, Bastia, Ajaccio, Figari).

Sur chaque aéroport se trouve une BGTA (brigade de gendarmerie des transports aériens) ; les aéroports de Roissy et d’Orly sont dotés en plus d’un PSIFG Sabre ; les aéroports de Lyon, Marseille et Nice d’un PSIG.

En métropole, 1 006 militaires d’active et 14 personnels civils sont déployés ; ils sont 94 militaires outre-mer.

Ces gendarmes d’active sont épaulés par 220 réservistes opérationnels (très sollicités, vu les questions de sécurité de plus en plus sensibles) et par 23 réservistes citoyens (derniers chiffres connus).

NB : les réservistes citoyens de défense et de sécurité (CRDS) sont des commandants de bord, des pilotes, des magistrats, des avocats, des chefs d’entreprises, qui apportent leur expertise dans le domaine de la sûreté aéroportuaire, de la formation aéronautique et dans le cadre de certaines enquêtes judiciaires.

* Quelles sont les missions de la gendarmerie des transports aériens ?

Initialement et avant que les exploitants des aéroports délèguent à des sociétés de sûreté le contrôle et les opérations de sûreté pour accéder aux zones aéroportuaires, la GTA effectuait la garde périmétrique des zones aéroportuaires et assumait tous ces contrôles de sûreté.

Désormais, elle contrôle ces entreprises habilitées ainsi que l’ensemble des acteurs de l’aéroport pour s’assurer qu’ils respectent strictement les règles fixées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OAIC), par l’Europe et par la DGAC.

Nos gendarmes doivent donc parfaitement connaître ces réglementations ; ils sont formés pour cela et se tiennent à jour de l’évolution de ces connaissances spécifiques.

Par ailleurs, comme leurs camarades départementaux, les militaires de la GTA sont actifs sur le plan de la police judiciaire, traitant notamment des affaires de spoliation ou d’escroquerie qui concernent le secteur aérien ; la GTA détient aussi une expertise pointue pour les enquêtes sur les accidents d’aéronefs. A cet effet, elle s’est dotée en 2004 d’une section de recherche (SRTA) compétente à l’international pour faire face à des enquêtes judiciaires majeures liées aux accidents graves d’aéronefs (exemple : celui de la Germanwings, compagnie aérienne allemande dont un avion s’est « crashé » sur le sol français).

La GTA assume aussi (en permanence) une mission de renseignement, en recherchant notamment toute personne susceptible de commettre des exactions au sein des aéroports, y compris parmi les agents de sûreté du site. Le contrôle des prestataires extérieurs s’est renforcé, de même que l’observation des signes de radicalisation religieuse violente.

C’est aussi par cette anticipation que passe la lutte contre le terrorisme, nouvelle menace qui va croissant. Le renseignement étant primordial, une Antenne de renseignement territorial (ART) a été créée en 2016 à l’aéroport de Paris/Charles de Gaulle ; neuf autres ART ont été mises en place et sont opérationnelles depuis l’été 2017.

Les dispositifs de détection et de contrôle ont été adaptés à la lutte anti-terroriste, optimisés par des équipes cynotechniques de recherche d’explosifs sur personnes en mouvement (Rexpemo… la gendarmerie aussi aime les acronymes !). Une méthode d’analyse comportementale a été développée par la Maison : la Détection préventive des comportements atypiques (DPCA) qui permet de déceler des signes de stress intense chez un individu, tel ce terroriste qui se préparerait à passer à l’acte.

Deux PSIG Sabre existent aussi à Roissy et à Orly, afin d’augmenter les capacités de réponse de la gendarmerie lors de la survenue d’une attaque terroriste, toujours possible malgré toutes les précautions prises en amont, malheureusement.

* Voici quelques exemples du quotidien de nos camarades de la gendarmerie des transports aériens :

– contrôles tous azimuts : tous les véhicules qui accèdent au site sont passés au crible (Parif : Poste d’accès routier inspection filtrage), les personnes sont soumises au scan biométrique après présentation de leur badge d’accréditation (Pif – cela ne s’invente pas – pour Poste d’inspection filtrage) ; les personnels des sociétés privées de sûreté n’échappent pas au contrôle de la gendarmerie qui n’hésite pas à agir en tenue civile et avec des véhicules banalisés. Disposant de mallettes et de chaussures « piégées », de ceintures dissimulant des armes, ils testent les personnels en charge des opérations de sûreté.

Au niveau des pistes, depuis le tri-bagages jusqu’aux avions, les gendarmes contrôlent des milliers d’employés, vérifient leurs Titres de circulation aéroportuaire (TCA), vérifient l’intégrité des bagages et vont jusqu’au contact avec les commandants de bord (sur demande de la tour de contrôle, si un incident est survenu pendant le vol, par exemple). Ils vérifient les certificats de navigation des pilotes, contrôlent systématiquement les commandants de bord et portent une attention toute particulière à certaines compagnies aériennes « sensibles » ou provenant de pays peu efficaces quant aux questions de sûreté (fouilles des passagers et des bagages). Enfin, les gendarmes des BTA (brigades) veillent à ce qu’aucun véhicule soit mal stationné à côté des aéronefs.

Pour ce qui est du fret (dont 70 % est transporté sur les vols passagers), des patrouilles aléatoires et quotidiennes (de jour comme de nuit) des brigades en charge du fret veillent à contrer tout acte malveillant (vol, substitution, ajout d’une arme ou d’un explosif…).

– interventions : comme nous l’avons signalé plus haut, la GTA compte six Pelotons de surveillance et d’intervention (PsigTA) dont deux Psig Sabre. Pendant qu’une équipe est en alerte immédiate, le reste du personnel de Psig se maintient en condition opérationnelle. Les militaires des PsigTA patrouillent dans toutes les zones de l’aéroport, recherchent le renseignement et effectuent certaines missions particulières (escortes Banque de France, protection des hautes autorités présentes sur le site). Des cellules d’Observateur-contre-tireur (OCT) ont été créées, dont les « snipers » sont capables d’effectuer des tirs longs (jusqu’à une distance de 1 000 mètres). Des équipes cynotechniques viennent compléter le dispositif avec des chiens spécialisés (stupéfiants, armes, munitions, explosifs, Rexpemo…).

– SRTA : outre son rôle dans les crashs d’avions (voir plus haut), la section de recherche des transports aériens (SRTA) dispose d’enquêteurs spécialisés aux qualifications judiciaires (Anacrim, N-Tech, Defi…) ou en sûreté nombreuses et variées. Ils traient les affaires de menaces sur la sûreté aérienne et les divers trafics dévoyant le milieu aéronautique (stupéfiants, tabac, contrefaçons, fraudes à la carte bancaire, vol de fret, spoliations en tous genres). Les cibles radicalisées intéressent aussi nos gendarmes.

– CRO : le Centre renseignement opérations est le vecteur majeur de la transmission du renseignement judiciaire, aéronautique, antiterroriste ou administratif de la GTA. Les informations récoltées et vérifiées sont transmises à la DGGN ou à la DGAC. En cas d’événements d’ampleur, le CRO peut se transformer en poste de commandement de gestion de crise d’où seront engagées les différentes unités par le commandement de la GTA.

Bien que nous ne soyons pas rentrés davantage dans le détail, vous avez pu constater le rôle important de cette gendarmerie spécialisée, aux missions nombreuses, et qui travaille dans la discrétion au sein de lieux fortement sensibles et sécurisés : les aéroports de France. Merci à ces « anges gardiens » du ciel qui agissent sur terre pour notre sécurité.

Dans le prochain bulletin, nous quitterons les airs

pour voguer sur les mers et les océans

avec nos camarades de la gendarmerie maritime.

La vie de notre association

Au niveau national

* Le conseil d’administration national de R.E.S.GEND est composé statutairement de 10 officiers (dont 1 délégué national pour la réserve citoyenne), 6 sous-officiers, 1 GAR, 2 sympathisants.

Suite à la dernière AG, il est établi comme suit :

Président d’honneur : colonel (H) Jean-Pierre SOBOL – Président : colonel (RO1) Luc DELNORD

Vice-présidents : colonel (H) William HAMMOND et major (RO1) Dominique VESTRIS

Secrétaire générale : CEN (RC) Catherine BOISSEAU-MARSAULT – Adjoint : MDC (RO1) ROUGERT

Trésorier : ADJ (RO1) COUTURIER – Adjoint : ADJ (RO1) SANANIKONE.

* Le 24 janvier dernier, notre président national a participé au colloque sur les Réserves de notre Maison (voir le compte-rendu détaillé sur le site internet de R.E.S.GEND).

* Le prochain stage para organisé par notre association aura lieu du 29 avril au 2 mai 2020. Il permettra d’obtenir les brevets parachutistes US Navy et tchèque.Prix du stage : 850 € (tout compris). S’inscrire par e-mail à : contact@resgend.fr

Notre Délégation Régionale et la Gendarmerie

Adhésions 2020

Il semblerait qu’un certain nombre d’entre vous n’ait pas vu le bulletin de renouvellement d’adhésion pour 2020 envoyé dès le mois d’octobre par nos instances nationales (en même temps que l’invitation à l’assemblée générale).

Merci de faire le nécessaire pour rester des nôtres (cotisation inchangée : 22,00 € – à adresser à : R.E.S.GEND – 4, avenue de l’Alma 94210 LA VARENNE SAINT-HILAIRE – indiquez votre numéro de carte d’adhérent).

N’hésitez pas non plus à faire appel à vos amis et connaissances pour qu’ils nous rejoignent (nous pouvons vous adresser le formulaire ad’hoc sur simple demande, si nécessaire) !

Le point de vue

Aujourd’hui, nous consacrons cette rubrique aux réflexions d’une veuve de gendarme (également maman de gendarme) et nous nous intéressons – à travers sont témoignage – à la vie des épouses de gendarmes.

– Chère Madame,

Merci d’avoir accepté de « jouer le jeu de l’interview » et me recevoir chez vous. En effet, votre vécu d’épouse, de maman et (malheureusement) de veuve de gendarme me paraît susceptible d’intéresser nos camarades R.E.S.GEND.

Je suis contente de vous recevoir et de pouvoir participer encore à la vie associative, en souvenir de mon défunt mari.

Je suis toujours active au sein de l’UNPRG, des Médaillés Militaires, des porte-drapeaux (mon mari ayant été longtemps celui de la gendarmerie), de l’UNSOR (sous-officiers de réserve) et de R.E.S.GEND.

– Qu’avez-vous envie de nous dire sur cette vie militaire ?

Ce qui me vient à l’esprit immédiatement, c’est une certaine amitié, notamment entre les femmes de gendarmes qui se soutenaient. Bien sûr, certains liens se distendaient au gré des mutations (surtout en Mobile) et l’on pouvait se perdre de vue, avec grand regret. C’était bien dommage, mais on essayait de rester en contact et, si possible, de se revoir de temps en temps.

– Comment devient-on femme de gendarme ? Comment partage-t-on la vie d’un militaire de la Gendarmerie nationale ?

Je ne suis pas du tout issue d’une famille de militaires. J’ai connu mon futur époux alors qu’il était dans l’armée de terre. Nous nous sommes mariés en 1956, puis il a dû partir en Indochine. Il a été en Allemagne et en Algérie (à Sétif) où j’ai vécu avec lui durant quatre mois. Mais il a souhaité que je retourne en France, car j’étais enceinte et que la situation devenait dangereuse pour les familles. Ma fille est née à mon retour d’Algérie en 1957. Quant à mon mari, à son retour d’Algérie, il a été muté à Nancy au service de prospection de l’armée où il effectuait des séances de cinéma militaire dans les petites communes de Meurthe et Moselle. Après, il a quitté l’armée (il en avait marre de l’armée et disait qu’il n’avait plus de vie…) pour devenir gendarme. Il est sorti major de sa promotion à Chaumont et il a intégré la Mobile, avant de rejoindre la Blanche en fin de carrière.

– Où avez-vous vécu et comment une épouse et mère de famille vit-elle les déménagements liés au service de son mari ?

Après le court séjour en Algérie, nous avons vécu à Nancy, Strasbourg et Melun. Nos trois enfants se sont toujours adaptés sans difficulté aux douze déménagements qui nous avons connus en gendarmerie.

– Quelle était l’ambiance dans les casernes que vous avez fréquentées ? Les relations entre gendarmes et entre épouses étaient-elles enrichissantes ? Comment vos enfants ont-ils vécu ces années ?

Tout était très bien. Nous avons toujours vécu en caserne, sauf en fin de carrière où nous avons bénéficié d’un logement autonome. Nous n’avons connu aucune difficulté… même si notre fille a eu un jour comme institutrice la femme (très sévère) du lieutenant de mon mari. Mais toutes les relations entre les gendarmes et entre les familles ont toujours été très enrichissantes.

– Vous est-il arrivé d’avoir peur pour votre mari ?

Lorsqu’il était militaire en Indochine, du côté de Dien Bien Phu, oui ! Même si nous n’étions pas encore mariés.

Quand il est devenu gendarme, je n’ai jamais vécu dans l’angoisse lorsqu’il partait pour ses opérations de maintien de l’ordre. Quand les cantines se préparaient, on savait que l’absence pourrait durer. Mais il y avait une solidarité entre les épouses et les gendarmes qui restaient à la caserne pendant que les autres allaient à Paris, en Algérie, outre-mer ou à Colombey-les-Deux-Eglises (mon mari y a été une paire de fois).

– Qu’en avez-vous tiré d’enrichissant ? Que regrettez-vous le plus, le cas échéant ?

Ce que j’ai trouvé le plus riche, c’était ce contact mélangé. Tout le monde ne venait pas du même endroit ou du même milieu ; les gens venaient d’un peu partout et cela était très positif. Nous avons toujours apprécié cette diversité et cette variété.

Je n’ai aucun regret, même si quelque fois nous avons connu des conditions de logement difficiles.

– Est-ce que les veuves de gendarmes sont aidées par l’institution et par les collègues du défunt gendarme ? Autrement dit, vous êtes-vous sentie soutenue lorsque votre mari est décédé ?

Mon mari ayant été très engagé dans la vie patriotique et associative, 30 porte-drapeaux étaient présents à ses obsèques.

Sinon, je n’ai reçu aucun soutien lors du décès de mon époux. Il est vrai qu’il était retourné à la vie civile…

Depuis, et bien qu’active dans de nombreuses associations en lien avec le monde militaire (et la gendarmerie, en particulier), je n’ai jamais vu un gendarme franchir mon pas de porte, si ce n’est l’un de mes fils qui a embrassé la carrière dans la Grande Maison où avait servi son papa.

Vous savez, j’ai des amies veuves de gendarmes qui ont du mal à vivre décemment avec la pension de réversion de leurs maris ; moi, j’ai pu travailler durant 28 ans et c’est cette retraite qui me rapporte le plus mensuellement, pas celle de mon mari.

– Comment observez-vous l’évolution de la vie des gendarmes ? Pensez-vous que les contraintes sont toujours les mêmes ?

A part les contacts « gendarmerie » du fait que mon fils y est militaire, je n’ai plus de relations qu’avec des amies veuves de gendarmes. Néanmoins, oui, il y a une évolution ! Les conditions de logement se sont améliorées, la vie de famille est mieux prise en compte et respectée.

– Comment voyez-vous les gendarmes aujourd’hui ? Quelles sont vos relations avec eux ?

Comme je viens de vous le dire, les seules relations avec les gendarmes sont des relations familiales, avec mon fils.

– Vous faites partie de nombreuses associations (UNPRG, Médaillés militaires, R.E.S.GEND…), pourquoi ? Que vous apportent ces engagements associatifs ?

Pour une femme seule, cela fait du bien de se retrouver à plusieurs. Nous nous entendons bien et sommes heureuses de pouvoir partager régulièrement de bons moments de convivialité. Nous aidons à l’organisation des tombolas, participons aux excursions et sommes invitées aux visites ou repas organisés par ces amis associatifs. C’est vraiment sympathique, cela nous permet de sortir de chez nous et cela fait vraiment du bien au moral.

Je m’astreins aussi à aller aux enterrements des anciens camarades de mon mari (que j’ai bien connus également) ; cela m’est difficile et très pénible, mais je me dois de le faire, en mémoire des liens qui avaient été tissés entre eux.

– Si c’était à refaire ?

Je repartirai ! J’ai bien aimé et j’aime toujours cette ambiance. C’est pareil pour ma belle-fille qui est vraiment une bonne femme de gendarme. Nous nous entendons bien et partageons les mêmes valeurs.

– Que souhaiteriez-vous rajouter à cet entretien ?

Rien, je crois que nous avons longuement fait le tour de ma vie de femme de gendarme.

– Merci beaucoup, chère Madame, pour ce moment (comme l’a écrit quelqu’un avant moi…).

Merci surtout pour votre soutien à nos actions, pour votre présence souriante lors de toutes les manifestations qui nous rassemblent régulièrement et pour l’aide bénévole que vous continuez à apporter à nos divers organismes.

Bon courage et longue vie à vous !

Propos recueillis par Philippe WITTIG

le 21 février 2020

Relations publiques

* Décembre 2019 : messes de la Ste Geneviève (suite et fin) ; réunions de travail avec les réservistes citoyens d’Alsace ; fête de Noël des anciens de la Médaille militaire ; réunion avec l’équipe de la BPDJ 68 ; rencontre avec le commandant CGD Mulhouse ; visites au RMT, au GIC et au DAG de Meyenheim ; messages de soutien et d’encouragement aux unités départementales pour les fêtes de fin d’année (toujours très chaudes, notamment en région mulhousienne)

* Janvier 2020 : message de vœux et de soutien à nos camarades ; visite amicale aux unités principales ou spécialisées avec lesquelles nous avons des relations suivies tout au long de l’année ; cérémonies de vœux municipaux pour y représenter R.E.S.GEND ; réunion informelle avec le commandant de police de Wittenheim ; message de soutien et de vœux aux gendarmes blessés à Thann par un chauffard délinquant routier ; audiences solennelles de rentrée des tribunaux judiciaires, rencontre avec le commandant en second du Régiment de Marche du Tchad (RMT)

* Février : réunion de travail pour le troisième Forum emploi reclassement (FER) organisé en Alsace ; nuit de l’orientation avec la BPDJ et l’EDSR ; visite au commandant de la BGARM St-Louis (68) ; hommage national aux six gendarmes décédés en service en 2019 et repas de cohésion avec les amis R.E.S.GEND présents ; visite à la BT d’Altkirch et au PSPG de Fessenheim.

Date historique : pouvant être lue dans les deux sens – aussi bien à la française (jour/mois/année) qu’à l’américaine (mois/jour/année) – la date du 02/02/2020 était un palindrome parfait. Cela ne s’était pas produit depuis le 11/11/1111 et se reproduira de nouveau le 12/02/2021. Ensuite, il (nous) faudra attendre le 12/12/2121 et le 03/03/3030.

Remerciements

Chers camarades,

Que vous soyez d’active, de réserve ou sympathisant, n’hésitez pas à nous communiquer les renseignements et informations susceptibles d’intéresser les amis R.E.S.GEND Alsace ; nous les publierons avec plaisir.

Merci d’avance pour votre participation active à la vie de notre association nationale.

A tous, bonne lecture et à bientôt !

Document rédigé à partir du 28 novembre 2019

Source de l’article: Chef d’escadron (RC) Philippe WITTIG