Il n’y pas que les allemands qui ont construit des protections face à la mer.
L’équipe de marcheurs devant une tour Vauban

Gendarmes et Marcheurs !

Alors que la Covid règne partout et que les marches et activités sportives sont toutes annulées au fur et à mesure plus aucune marche n’a lieu.

Plus aucune ?

Non car il reste le petit groupe de marcheurs de Resgend qui toujours résiste à la morosité ambiante.

Aussi, la marche de Nimègue étant annulée, nos irréductibles marcheurs ont opté pour organiser une autre sortie, le fanion de Resgend flotta sur les routes France cette année.

La route est longue

La marche fut organisée autour du thème débarquement en Normandie (on est proche du mois de Juin)

76éme anniversaire du débarquement, lieu historique et mythique

Il allie une belle marche de commémoration avec de superbes paysages.

Le soleil Normand est là !

L’équipe est composée d’anciens (et ancienne) de Nimègue et autres marches.

Equipe composée de gendarmes d’active et de réserve pour, s’il en était encore besoin, illustrer la symbiose de ces deux composantes de l’institution, dans l’adversité et dans la bonne humeur.

Notre groupe de marcheurs a pu bénéficier de ravitaillements grâce à un retraité de la royale.

86 printemps ou Spires comme il dit, c’est un radio amateur.

Habitant la région, en 44 à l’âge de 9 ans il s’est retrouvé bloqué dans la poche de falaise.

Puis jeune marin, l’Indochine, avec notamment, déjà opérateur radio, les relais radio avec le camp de Dien Bien Phu.

La pause est toujours la bienvenue

Toujours bon pied bon œil il a pu assurer ravitaillement et assistance durant l’épreuve.

Lors de notre marche une pensée pour nos ainés du bataillon qui se sont battus là-bas nous habite.

Autour de la croix de Lorraine située à l’emplacement où le Gal de Gaulle mis le pied en France.

Voilà pour les effectifs et le théâtre d’opération.

La marche devant tout de même être significative, nous avons programmé 120 km sur ces 3 jours.

Nous, enfin surtout notre camarade Gael qui a reconnu et validé les parcours.

Jour 1 Nous partons de la pointe du Hoc.

Point de départ de notre marche et lieu où s’illustrèrent les rangers en escaladant la falaise pour prendre d’assaut la position allemande qui s’y trouve.

Après les fortifications Vauban, les batteries Allemandes.
Canon de 150mm de longue portée, situé à Longues sur Mer.

Puis le cimetière US de Colleville, descente sur la plage d’Omaha, remontée sur la falaise et passage en dehors des sentiers battus. Evitant la falaise qui peut s’écrouler et les grands axes routiers.

Ce qui nous donne l’occasion de voir de près quelques ronciers, 76 ans après la Normandie de ne laisse pas toujours facilement conquérir.

Au soir de cette première journée nous arrivons à Gold Beach, Arromanches et son port artificiel.

Penseur devant le port artificiel

Distance 44 km pour cette première journée.

Le soir repas cohésion chez notre ravitailleur Claude, soirée remplie de récits de l’été 44 vécus et autres aventures de notre ravitailleur baroudeur.
Puis une bonne nuit (sous tente) pour récupérer.

Jour 2 Nous repartons d’Arromanches et son port artificiel.

Nous profitons de la vue et du matériel exposé assez rapidement, en effet nous devons remonter l’Orne jusqu’à Pegasus Bridge.

Pose avec un Sherman de la 2éme DB

Mais avant de remonter l’Orne, commençons par monter sur les hauteurs d’Arromanches et ses falaises.

Du plateau Est d’Arromanches la vue sur le port artificiel est encore plus grandiose.

Afin de mieux profiter du spectacle (et pour éviter les grands axes), la marée n’étant pas trop haute c’est par la plage que nous progresserons sur Juno Beach en direction de Sword beach.

Sur la plage, foulée il y a 76 ans par les anglo-canadiens.

Sous nos pieds le sable foulé il y a 76 ans par les Anglo-Canadiens accompagnés d’autres détachements comme les Polonais, Australiens, Néo-Zélandais, sans oublier bien sûr les français du commando Kieffer.

Nous constatons que les Normandes sont toujours aussi accueillantes avec les beaux militaires (aie les chevilles !).
En effet lors de notre halte pour le déjeuner, à Luc-Sur-Mer, une habitante, Claudine, nous propose généreusement chaises, table et café chaud.

La pause s’impose !

Une halte confortable et agréable cependant, nous devons repartir sans accepter le calva pour la route.

Nous remontons vers l’Orne, l’occasion de découvrir le site fortifié de Hillman.

A la découverte de la fortification Hillman
Dans le poste d’observation le marquage pour positionner et orienter ce qui est vu.

Enfin au-delà de la campagne nous découvrons l’objectif du jour, le pont basculant qui franchit l’Orne.

Pont pris dès le 5 juin par les unités parachutistes anglaises.

Quand un casa de l’Armée de l’air vient saluer l’équipe

La 6éme Airborne et son insigne représentant Pégase. D’où le surnom de ce pont « Pegasus Bridge » en souvenir de cet événement.

Un para de Resgend arrive au Pegasus Bridge

Fin de cette seconde journée de marche, 42 km au compteur.

Mais ce n’est pas la fin de la journée en effet nous effectuons la transhumance en direction de l’arrière-pays et de la Suisse Normande.

L’équipe devant la première maison libérée dès le 5 juin au soir.

Nuit en dur grâce à l’accueil de Céline et Gael, que nous remercions.

Jour 3 la Suisse Normande

Quoi de mieux qu’un peu de dénivelé, histoire de se finir…

Il y a de tout en Normandie, le soleil, la mer, la plage les verts pâturages mais aussi la montagne.

Bon cela va faire rire les Savoyards, mais le nom de Suisse Normande n’est pas usurpé.

Au programme de cette journée, découverte de la vallée de l’Orne et des hauteurs qui l’entourent.

Depuis les sommets de la Suisse Normande

Magnifiques points de vue pour découvrir la campagne et les forets qui partent à l’assaut des monts alentours.

Quelques belles côtes, qui nous font penser que la riche cuisine Normande est parfois lourde à porter…

Notamment la côte du Physicien qui est physique… Côte de 20 à 24% sur 900m.

L’Orne est atteint !

Passage par le point culminant et sa Chapelle (300m) de cette belle région.

Avec ces successions de montées et descentes à la fin de cette belle et chaude journée nous avons ajouté 42 km au compteur et 1 435m de dénivelé positif.

Fin de la marche au monument aux morts du village.

Le fanion de Resgend devant le monument aux morts, lors de la remise de l’insigne de la marche.

Là au cours d’une brève cérémonie un insigne souvenir, confectionné par notre camarade Jérôme, est remis à chacun et un diplôme l’accompagne

L’insigne spécialement conçu pour cette épreuve.

Au bout de ces 3 jours 44 + 42 + 42, ce qui fait bien 120 Km (environ).

Certificat de participation 2020

Comme à la fin de chaque histoire de nos chers Gaulois, un bon repas pour conclure cette escapade Normande avant un bon sommeil réparateur.

Les adhérents de Resgend sont partout, on ne pouvait pas laisser passer ce véhicule croisé par hasard

Dès le lendemain matin, chacun rejoint sa région d’origine ou le service.
Un Gendarme est toujours prêt !

Source et reportage: Mjr (r) Brasseur Nicolas