Jeudi 15 Février, le général d’armée Richard LIZUREY, directeur général, a souhaité recevoir à la D.G.G.N. les associations signataires de la charte.

Devant les présidents (et présidentes) réunis en salle après une visite du centre opérationnel de la direction générale (impressionnant de qualité et performance matérielles et humaines)

le directeur général (accompagné du général de corps d’armée Christian RODRIGUEZ, major général)

a insisté sur sa volonté de rencontrer régulièrement les associations, qu’il considère comme des « agents de contact et des capteurs ». Ces notes ont été prises durant son allocution.

Il a également insisté sur sa disponibilité. Laissons lui la parole:

La gendarmerie est en pleine modernisation, avec un souci de la valorisation de l’innovation.

Les brigades de contact: les premières réactions n’étaient pas « d’un appui total ». maintenant, elles démontrent leur utilité. Les personnels sont satisfaits de retrouver le chemin de la population et des élus. Les perceptions sont bonnes de tous les côtés. Cette fonction de contact est également une assurance certaine pour la gendarmerie d’être appréciée et défendue.

Le contrat opérationnel des brigades de contact est 90 % du temps en extérieur. Nous en avons désormais 41. Même la préfecture de police commence à en créer !

Autre axe d’effort: les ressources humaines. Il faut rassurer et valoriser. Il faut redonner de l’humanité aux structures administratives. On écoute les gens. Il doit y avoir rencontre entre l’intérêt du militaire et celui de la maison.

La formation du personnel doit être tournée vers l’intelligence et le discernement plus que l’accumulation des connaissances. Le discernement est aussi dans notre ADN et va avec le contact. Un module « contact » de 90 heures a été intégré dans les formations.

Il faut convaincre: les personnels, les chefs, à tous les niveaux. Là aussi les associations ont leur utilité. Ce contact nous permettra de faire de la prévention, du renseignement…

Les associations ont une capacité à faire « remonter » les informations.

Tout le monde doit « ramer » dans le même sens.

L’échelon de commandement de manœuvre est le commandant de compagnie.

Le directeur général les réunit en audio conférence tous les mois. On s’interroge également sur l’avenir des COB (communautés de brigades). Un des axes importants à revoir est l’importance des astreintes. Un exemple: le « premier à marcher » est engagé seulement 40 jours par an (sur 365). A revoir.

Nous avons 3.100 brigades. Certaines ne sont pas « sur le pont » h 24, donc pourquoi ne pas y accueillir d’autres services publics ?

Notre gendarmerie est « super », il faut qu’elle soit, que nous la rendions, encore meilleure.

COTE FINANCES: « POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS… »

Un exposé sur le budget 2018 nous a été effectué par le directeur adjoint des finances et des soutiens, le général de division CAZENAVE-LACROUTZ.

Quelques éléments notés « au vol »:

Le budget total est de 8.9 milliards en autorisation d’engagement et 8.6 en crédits paiements. La masse salariale est de 7.28 mds, elle a augmenté de 37 % depuis 2007.

Les effectifs sont de 98529 à Décembre 2017. Il y a eu une chute d’effectifs en 2012 suite à la politique budgétaire de l’époque.

Le budget de la réserve opérationnelle:

50.5 millions pour 2015

75.7 millions pour 2016

98.7 millions pour 2017.

Il faut savoir que la baisse du budget réserves prévue pour 2018 (-33 %) est une mesure de prudence, non définitive.

Le budget de fonctionnement de l’institution a chuté de 18 % de 2007 à 2012, mais a augmenté de 12% de 2013 à 2018.

Il est prévu 15 millions pour la sécurisation des casernes.

 

Notes et photos: Col.(h) Jean-Pierre SOBOL