Le mot d’accueil du rédacteur

Chef d’escadron (RC) Philippe WITTIG,

Délégué régional Alsace de R.E.S.GEND

Chers camarades de R.E.S.GEND,

Bien que nous ayons opté pour une périodicité trimestrielle en ce début d’année (et non plus semestrielle), notre bulletin interne de liaison et d’information ne peut pas toujours coller de très près à l’actualité du moment (c’est pourquoi, en fin de bulletin, nous indiquons la date de début de sa rédaction). Veuillez ne pas nous en vouloir et comprendre que nous faisons de notre mieux pour vous informer au sujet du monde dans lequel nous vivons et de l’Institution au sein de laquelle nous oeuvrons ou que nous soutenons via R.E.S.GEND.

L’année qui se termine aura été riche en événements de toutes sortes, tant pour nous à R.E.S.GEND (avec le changement de présidence au niveau national) que pour la gendarmerie.

Je profite de cette période de fêtes qui s’annoncent pour vous souhaiter à tous un très joyeux Noël et pour vous présenter, d’ores et déjà, mes meilleurs vœux de santé, joie et réussite pour 2020… avec R.E.S.GEND.

Rendez-vous en mars 2020 pour le numéro 3 de notre bulletin national.

Actualités générales

Infos diverses

Passages à niveau : cette année qui s’achève aura connu un nombre impressionnant d’accidents sur certains des 15 400 passages à niveau de notre pays, passages que certains inconscients tentent encore de forcer. 68,2 % d’entre ces passages à niveau passent sur des voies communales, 31 % sur des routes départementales et 0,4 % coupent des nationales. En France, 30 à 40 morts sont à déplorer par an et 155 passages à niveau sont considérés comme à sécuriser en priorité (ce sont ceux qui ont connu le plus d’accidents en dix ans et ceux qui concentrent un trafic – routier ou ferroviaire – important). Rappels : dans les collisions train/voiture, une sur deux est mortelle pour l’automobiliste. 98 % des accidents sont liés au comportement « inadapté » de l’usager de la route. Sachant qu’un train roulant à 90 km/h a besoin de 800 mètres pour s’arrêter (dix fois plus que pour une voiture circulant à la même vitesse), vigilance aux signaux sonores et lumineux, maîtrise de son véhicule pour ne pas forcer le passage lorsque les barrières s’abaissent et patience… même lorsque le train est passé, mais que les signaux sonores et lumineux ne sont pas encore éteints : ces trois règles d’or sont les meilleurs moyens de rester en vie.

Pays les plus endettés : le rapport entre la dette publique d’un pays et son produit intérieur brut (PIB = création de valeur annuelle) donne un pourcentage qui permet d’apprécier la dette du pays. Ainsi, en pourcentage du PIB), le Japon est le pays le plus endetté au monde (238 %, ce qui signifie que sa dette équivaut à environ deux ans et demi de création de richesses). Suivent la Grèce (180 %), le Venezuela (175 %), le Soudan (160 %), le Liban (150 %), l’Italie (130 %), l’Erythrée (125 %) et le Portugal (115 %).

Croissance : le Ghana et le Sud Soudan sont les économies les plus dynamiques avec une croissance de 8,8 % ; suivent la Dominique (8 %), le Rwanda (7,9 %), l’Ethiopie (7,7 %) et la Côte d’Ivoire (7,5 %).

Siège auto : obligatoire pour tous les passagers de moins de 1,35 m, le siège auto doit être adapté à l’âge et à la morphologie de l’enfant ; ce dernier doit toujours être attaché sur son siège (nacelle ou coque pour les plus petits, rehausser ensuite).

Vol de nuit : nos camarades pilotes d’hélicoptères et mécaniciens opérateurs de bord (détachements aériens de la gendarmerie – DAG) utilisent les jumelles à vision nocturne (JVN) depuis les années 1980. Inventées par les Américains, elles sont toujours interdites dans le civil. Elles intensifient toutes les lumières (étoiles, candélabres, feux, etc…) et permettent de voir les formes et contrastes des objets en restituant une image vert et noir. Aujourd’hui binoculaires, les JVN rendent aussi le relief perceptible. De plus elles permettent de visualiser les cellules orageuses et de les éviter. Il reste néanmoins quelques difficultés pour nos gendarmes des forces aériennes de la gendarmerie : estimer le passage des lignes électriques en fonction de la position des pylônes et appliquer une procédure très rigoureuse de « poser de nuit » lorsque la zone d’atterrissage n’est pas connue. Cette technique exige que le pilote effectue un tour de reconnaissance à 150 mètres du sol avant de poser (le MRAP = moyen de reconnaissance de l’aire de poser) ; l’équipage scrute le moindre obstacle qui pourrait être néfaste à la manœuvre (antenne, ligne haute-tension…). Une fois tous les obstacles définis, le pilote effectue un vol stationnaire avant de commencer la descente… très lentement. L’opération de nuit présente toujours un risque et les hélicoptères disposent d’un coupe-câble automatique pour éviter qu’une ligne électrique ne soit prise dans la tête rotor ou les biellettes de commande de vol. Les machines peuvent aussi disposer de deux phares : l’un fixe, l’autre orientable (phare de recherche optionnel, fixé sur le patin gauche et manié par le mécanicien opérateur de bord). Comme ce phare de recherche est d’une puissance de 50 000 candelas (50 000 bougies) et qu’il éclaire comme en plein jour, il est équipé d’un filtre afin que les militaires à bord ne soient pas aveuglés. NB : en l’absence de DZ (dropping zone = aire de poser) matérialisée (sur le toit d’un hôpital, par exemple), il suffit que l’hélicoptère dispose d’une aire de 30 m sur 30 m pour s’y poser (avec l’aide des secours présents au sol).

Assistance à personne en danger : on lit souvent que personne n’est intervenu lors d’une agression (dans la rue ou les transports en commun, par exemple). Après avoir analysé les images de 219 agressions (filmées par des caméras de vidéo-surveillance à Amsterdam, Le Cap et Lancaster), une étude américaine a établi que, plus il y avait de témoins d’une scène violente, plus la victime avait des chances d’obtenir l’assistance de ces témoins, même lorsque l’agresseur brandissait une hache ou une machette. La théorie des spectateurs passifs serait ainsi remise en cause, leur intervention augmentant avec le nombre de témoins présents… ce qui serait rassurant.

Garde particulier : un garde-chasse particulier doit être agréé par la préfecture du département où il intervient. Titulaire d’une carte ou d’une décision d’agrément préfectoral, il doit présenter ces papiers à qui les lui demanderait ; il doit aussi porter sur ses vêtements sa qualité, en fonction des missions qui lui sont confiées. Par contre, il lui est interdit d’arborer un insigne de grade, un emblème tricolore et un képi. Il a néanmoins le pouvoir de constater par procès-verbal tous les délits et contraventions portant atteinte à la propriété dont il a la garde, mais recherche, perquisition et arrestation lui sont interdites. Il peut contrôler les chasseurs (permis, conformité des armes), saisir le gibier tué lors d’infractions constatées et – si un éventuel règlement intérieur de la propriété dont il a la charge le stipule – il peut effectuer des visites de voitures ou de carniers des sociétaires.

Drogue : cannabis et drogues de synthèse sont bien connus aux Pays-Bas. Ce pays figure surtout parmi les plus gros producteurs d’ecstasy (972 millions de pilules y sont produites chaque année) et d’amphétamines (614 millions de grammes produits par an). Selon la police néerlandaise, ce trafic génère un « chiffre d’affaire » de 18,9 milliards d’euros et inonde le reste de l’Europe, l’Asie du Sud-Est et l’Australie… au point que les Pays-Bas seraient à classer parmi les narco-états !

Cour de cassation : dans son arrêt n° 573 du 18 avril 2019 (18-14.948), la deuxième chambre civile de la plus haute juridiction française a rejeté le pourvoi du département du Territoire-de-Belfort qui contestait une procédure contre lui suite à un accident de la circulation impliquant (en 2011) un motard et un tracteur du conseil général. La cour a reconnu que, bien qu’il n’y ait pas eu contact entre les deux véhicules (le motocycliste ayant évité l’engin de fauchage et perdu le contrôle de sa motocyclette au moment où il se rabattait sur sa voie de circulation sur laquelle empiétait le tracteur) et qu’aucune faute de conduite n’ait pu être retenue contre le motard, le véhicule du conseil général était bel et bien impliqué dans l’accident. La Cour de cassation a estimé que la cour d’appel – qui avait jugé cette affaire et dégagé la responsabilité du département – avait violé l’article 1 de la loi du 5 juillet 1985 (dite « loi Badinter »). Conclusion : lors d’un accident de la circulation, il n’est donc plus nécessaire qu’il y ait un contact direct entre la victime et le véhicule en cause.

TRACFIN : basée à Montreuil (93) et forte de 170 agents, la cellule nationale de renseignement financier TRACFIN (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) a publié son rapport d’activités 2018. Rattaché au ministère de l’Action et des comptes publics (Bercy), cette cellule – qui a pour mission de recueillir, analyser et exploiter le renseignement financier – a collecté près de 300 millions d’euros l’an dernier. En 2018 toujours, ce service a réalisé 14 554 enquêtes (+16%) qui ont débouché sur l’externalisation de 3 282 notes (+ 26 % en 1 an et + 101 % en 3 ans), soit 948 notes à l’autorité judiciaire et 2 334 notes aux autres destinataires légaux dont l’administration fiscale (637 notes, + 2 %), les organismes de protection sociale (263 notes, + 18 %) et les services de renseignement (1 105 notes, + 80 %). En matière de lutte contre le financement du terrorisme, TRACFIN a adressé 1 038 notes à l’autorité judiciaire et aux services partenaires (+ 51 % par rapport à 2017).

Chicha : selon l’OMS, « le fumeur de pipe à eau et la personne exposée à la fumée passive provoquée par la pipe à eau encourent les mêmes maladies pulmonaires, cardiovasculaires et cancers que le fumeur de cigarette ». Une enquête menée à Paris en 2007 montre que 50 % des jeunes de 16 ans ont fumé au moins une fois la chicha ; ils sont 70 % à 18 ans. En Europe, la moyenne d’âge des consommateurs de chicha (22,1 ans) est plus jeune que celle de tout autre produit du tabac (32,5 ans pour les cigarettes, 46 ans pour les cigares) et du cannabis (23,7 ans). La fumée de chicha libère 4 000 substances toxiques et, si une cigarette est grillée en 8 à 12 bouffées (5 à 7 minutes), la chicha est fumée en 50 à 200 bouffées sur une durée de 40 à 60 minutes. La chicha délivre autant de monoxyde de carbone que 15 à 52 cigarettes et autant de goudron que 27 à 102 cigarettes.

Armes : cet été, le code de la sécurité intérieure (dans son article L.311-2) s’est aligné sur celui de la défense (article L.2331-1) et a établi la classification des armes comme suit :

1° catégorie A : matériels de guerre et armes interdits à l’acquisition et à la détention (sous réserve des dispositions des articles L.312-1 à L.312-4-3 du même code de la sécurité intérieure. Cette catégorie comprend :

  • A1 : les armes et éléments d’armes interdits à l’acquisition et à la détention
  • A2 : les armes relevant des matériels de guerre, les matériels destinés à porter ou à utiliser au combat les armes à feu, les matériels de protection contre les gaz

2° catégorie B : armes soumises à autorisation pour l’acquisition et la détention

3° catégorie C : armes soumises à déclaration pour l’acquisition et la détention

4° catégorie D : armes soumises à enregistrement et armes et matériels de guerre dont l’acquisition et la détention sont libres.

Un décret en Conseil d’Etat détermine les matériels de guerre, armes, munitions, éléments essentiels, accessoires et opérations industrielles compris dans chacune de ces catégories ainsi que les conditions de leur acquisition et de leur détention. Il fixe les modalités de délivrance des autorisations ainsi que celles d’établissement des déclarations ou des enregistrements.

Couteau : en complément du paragraphe précédent, rappelons aux cueilleurs de champignons et autres chasseurs que, si des armes telles des couteaux ou poignards (catégorie D) peuvent être librement acquises et détenues, leur port et leur transport restent interdits, sauf en raison d’un motif légitime (articles R.311-2 et R.315-1 du code de la sécurité intérieure). Quels peuvent être ces motifs légitimes ? Randonnée, cueillette et barbecue ou pique-nique campagnard, par exemple, à condition que ces activités champêtres se passent en dehors de lieux ou de circonstances où la sécurité publique n’est manifestement pas compromise (et pas lors de manifestations ou dans des lieux publics à forte densité – Cass.crim. du 9 juin 2010 n° 09-85764). Les juges font preuve de discernement, mais restent fermes sur le fait que le port d’un couteau ne peut jamais être légitimé par crainte d’une agression éventuelle (jurisprudence constante). Que les citadins inquiets se le disent !

Plan national de lutte contre les stupéfiants : le « plan stup’ » (arrêté en septembre dernier par le ministère de l’Intérieur) est un ensemble de 55 mesures pour répondre à six objectifs : amélioration de la connaissance des trafics ; intensification et la rationalisation des activités de terrain ; accroissement de la lutte contre l’économie souterraine et les circuits de blanchiment du trafic de stupéfiants ; renforcement de la saisie des avoirs criminels ; développement de la coopération internationale ; renforcement des capacités des services. Le nouvel office anti-stupéfiant (OFAST) créé sera le chef de file unique de cette lutte contre les trafics de drogues. Basé à Nanterre, il sera organisé en trois pôles dirigés par un policier, un gendarme et un douanier ; l’office sera aussi doté de 16 antennes territoriales.

Trottinettes électriques : depuis le 26 octobre 2019, leur utilisation et leur circulation est règlementée. Ainsi, il faut que le conducteur de ces engins soit âgé d’au moins 12 ans, qu’il soit seul sur sa trottinette et équipé d’un gilet à haute visibilité. Il doit surtout circuler à 25 km/h maximum sous peine d’amende (1 500,00 €). Le pilote doit rouler sur les bandes ou pistes cyclables. En cas d’absence de ces dernières et uniquement pour les voies où la vitesse maximale autorisée est de 50 km/h, il peut avoir accès aux aires piétonnes (règlementation locale) ou doit se déplacer sur les accotements de chaussées dotées d’un revêtement routier. Hors agglomération, le conducteur doit porter un casque attaché, un gilet réfléchissant et doter son engin d’un système d’éclairage complémentaire (amende de 5ème catégorie en cas d’inobservation de ces prescriptions). Policiers et gendarmes pourront confisquer l’engin si la situation l’exige.

Harcèlement scolaire : on estime à 700 000 les victimes de ce phénomène ; la moitié d’entre elles seraient « sévèrement » malmenées, dont 5 à 6 % au moins une fois par semaine. 12 à 14 % des victimes seraient des écoliers, 12 à 13 % des collégiens et 2 à 3 % des lycéens.

Quelques chiffres

Chasse : entre le 1er juin 2018 et le 31 mai 2019, l’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a comptabilisé 131 accidents de chasse dont 7 mortels. 22 des victimes recensées n’étaient pas des chasseurs et la majorité de ces accidents (66 %) a eu lieu lors de chasses collectives au grand gibier. A noter que la loi du 24 juillet 2019 a fait disparaître l’ONCFS au profit d’un Office français de la biodiversité (OFB). La police de la chasse s’étend dorénavant à l’environnement et ses agents devraient passer à 1 750, OFB compris.

Population : aujourd’hui (en 2019), nous sommes 7,7 milliards d’humains à peupler notre planète et nous pourrions être 11 milliards en 2100. Pour la première fois de l’histoire de l’humanité, les personnes de plus de 65 ans sont plus nombreuses que celles de moins de 5 ans. Cette population est répartie de manière très inégale à la surface du globe : 2 habitants par km2 en Mongolie et 24 000 habitants au km2 à Macao.

Niveau de vie : en 2017 (dernier chiffrage publié par l’INSEE), le niveau de vie médian de la population française était de 20 820 € (+ 0,4 % par rapport à 2016). Cela équivaut à un revenu mensuel disponible de 1 735 € pour une personne seule et de 3 644 € mensuels pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans.

Gibier : sur la seule saison 2017/2018, les fédérations de chasse ont dû verser 36,5 millions d’euros d’indemnités suite aux dégâts causés par le gibier : cerf 4,3 millions d’euros, chevreuils 850 000 €, sangliers 31,3 millions d’€… sans compter les réparations de clôtures (entre 10 et 15 millions d’euros par an d’indemnisations).

Islamistes : en juin 2019, l’administration pénitentiaire comptait 520 détenus terroristes islamistes (dont 60 % n’ont pas encore été jugés) et 950 autres détenus de droit commun suspectés de radicalisation, tous répartis dans 79 établissements dotés de quartiers spécifiques de prise en charge de ces prisonniers. Les 300 agents du renseignement pénitentiaire se chargent d’environ 3 000 individus (terroristes islamistes ou suspectés de radicalisation) ; la DGSI prend le relais à l’extérieur du système carcéral. 107 de ces détenus pour terrorisme islamiste seront libérables fin 2021 et 147 le seront en 2022. Autre défi de taille : les 53 femmes détenues dans des dossiers terroristes et la dizaine de détenues radicalisées, plus radicales et plus prosélytes que les hommes.

Autoportraits 2.0 : plus de 90 millions de selfies sont publiés quotidiennement sur Internet. La majorité l’est par des personnes de sexe féminin (59 %) ; la plupart d’entre ces autoportraits (57 %) émanent de personnes âgées de 18 à 35 ans, les moins de 18 ans étant 30 %. Chiffre inquiétant : on estime à 259 le nombre de personnes qui se sont tuées en voulant faire un selfie (âge moyen : 23 ans), dont 70 par noyade, 51 par accident de la route et 48 suite à une chute vertigineuse. Rien qu’en Inde, on a connaissance de 159 décès ; c’est pourquoi Bombay interdit désormais cette pratique dans 16 zones de son territoire.

Nucléaire : selon L’Atlas des conflits, la Russie posséderait 6 490 têtes nucléaires, les Etats-Unis 6 185, la France 300, la Chine 290, le Royaume-Uni 200, le Pakistan 160, l’Inde 140, Israël 90, la Corée du Nord 30. Parmi tous ces pays, seuls l’Inde et le Pakistan n’ont pas signé le traité de non-prolifération des armes nucléaires, tandis que la Corée du Nord s’en est retirée en 2003. A noter que l’Iran a annoncé reprendre son programme nucléaire et que le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Algérie et la Lybie avaient aussi développé un programme nucléaire par le passé.

Armées du Maghreb : Algérie : 512 000 militaires, 10,57 milliards de dollars de budget, soit 5,3 % du PIB.

Maroc : 309 000 militaires, 3,4 milliards de dollars de budget de la défense, soit 3,1 % du PIB.

Tunisie : 35 800 militaires, 0,55 milliard de dollars de budget, soit 2,1 % du PIB.

Plastiques : plus de 400 millions de tonnes de plastiques sont produites chaque année dans le monde, dont environ 10 % seulement sont recyclées et 10 % incinérées. Les trois quarts du plastique se retrouvent directement rejetés dans la nature sous forme de déchets, soit une masse de 150 millions de tonnes qui finit dans les océans.

Armes : aux Etats-Unis, les 328 millions d’habitants détiennent 393 millions d’armes à feu.

Forêts : à cause de l’hiver 2018/2019 trop sec et de la sécheresse de cet été 2019, les forêts des Vosges et du Jura ont beaucoup souffert. La situation y est préoccupante et l’ONF du Grand-Est envisage d’abattre hêtres et sapins secs pour les remplacer par des arbres plus adaptés au climat sec et chaud que la région connaît désormais.

Diesel : de 1956 à 2016, ce carburant a été favorisé et encouragé par les gouvernements successifs de notre pays ; c’est pourquoi le parc automobile français comporte 70 % de diesels sur 35 millions de véhicules en 2016 (contre 16 % en 1990). Il détient le record d’Europe devant l’Allemagne (33 %) et les Pays-Bas (17 %). Rappelons que trois Français sur quatre prennent quotidiennement leur voiture pour aller travailler, faute de transports en commun adaptés (sondage Ipsos 2018).

TICPE : 60 % du prix de chaque litre de carburant est composé de taxes. En 2018, ces dernières ont rapporté 46 milliards d’euros à l’Etat. Petit raffinement fiscal supplémentaire : nous payons la TVA sur la TICPE, ce qui revient à payer une taxe sur la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques. Rappelons aussi que la France est la nation développée qui émet le moins de CO2 au monde, grâce à son parc électronucléaire.

Blindage : en Corse, les services de l’Etat ont pu dénombrer une centaine de voitures dotées de « protections balistiques », soit une voiture blindée pour 3 000 habitants. Coût de ces voitures : environ 100 000 € pour les moins chères (blindage léger) et jusqu’à 500 000 € pour un véhicule équipé d’un blindage lourd « anti-explosion ».

Alcool : de 26 litres par an et par habitant en 1961, la consommation globale d’alcool est passée aujourd’hui à moins de 12 litres par an et par habitant dans notre pays. Avec le phénomène des binge drinking (alcoolisations massives), ce sont les effets désinhibiteurs et anxiolytiques (alcool psychotrope) qui sont recherchés par les jeunes. Entre 18 et 30 ans, ils sont 36 % à se livrer ponctuellement à ce type de pratique à risques et 7 % sont des consommateurs chroniques dépendants. Pour le reste, 30 % sont des consommateurs modérés et 28 % ne boivent aucun alcool. Ce sont les actifs qui cumulent le plus de risques (70 % des hommes et 35 % des femmes de 18 à 24 ans). Le risque chronique touche en particulier les professions intermédiaires (22 %), les ouvriers non qualifiés (19 %) et les employés de commerce (18 %). Ces catégories présentent aussi un risque ponctuel élevé (50 % en moyenne). Dans la tranche d’âge des 25-30 ans, les hommes (artisans, commerçants, cadres et professions intellectuelles) connaissent une explosion du risque ponctuel (63 % environ).

Justice : selon un récent sondage, 53 % des Français (contre 63 % en 2008) ont foi en l’institution judiciaire qui fonctionnerait mal pour 62 % d’entre eux. 63 % pensent que les magistrats sont intègres et honnêtes (ils étaient 83 % en 2008) ; 71 % les estiment respectueux de la loi (85 % en 2008) ; 70 % pensent que le juges sont compétents (87 % en 2008) et seuls 45 % estiment que les magistrats sont indépendants du pouvoir politique. La durée excessive des procédures est le principal reproche fait à la Justice de notre pays (c’est aussi ce grief qui est à l’origine de près de la moitié des arrêts prononcés contre la France par la Cour européenne des droits de l’Homme).

Infos Gendarmerie

* Parlementaires préoccupés (cf. aussi notre bulletin précédent) : sénateurs et députés ont planché sur le malaise des forces de sécurité et semblent s’inquiéter pour nos policiers et gendarmes, mis à rude épreuve depuis la crise larvée des gilets jaunes et autres anarchistes. Le rapport de la commission d’enquête de l’assemblée nationale (rendu public au mois de juillet 2019, les sénateurs ayant travaillé sur le sujet dès l’an dernier) fait le constat d’une « pression opérationnelle inédite » et évoque une « situation critique », pour détailler ensuite des propositions de réformes « indispensables » à mener (sur les plans de l’immobilier, des équipements ou des innovations à prévoir dans les protocoles de maintien de l’ordre. « Les statistiques sur l’âge moyen de l’immobilier de la Gendarmerie sont inquiétantes, puisque 80 % du parc domanial a plus de 25 ans et 23 % plus de 50 ans », notent les députés dans leur rapport. A ce sujet, 60 % des gendarmes consultés à travers l’enquête publique lancée par la commission se sont déclarés insatisfaits ou peu satisfaits de l’état de leur logement. Les députés remarquent également que l’engagement opérationnel intense des gendarmes depuis novembre 2018 s’est traduit par 540 blessés, dont 9 réservistes, entre le 17 novembre 2018 et le 1er juin 2019. De manière plus générale, le nombre de blessés suite à une agression a augmenté de 30 % entre 2014 et 2018.

Côté maintien de l’ordre, les deux députés appellent à recruter massivement des gendarmes mobiles et des CRS. Ils proposent un renfort de 1 090 gendarmes supplémentaires. NB : la DGGN avait déjà prévu un effectif de 500 mobiles supplémentaires pour cet été 2019. Les parlementaires ont également analysé l’état des matériels, notamment celui des VBRG hors d’âge, à remplacer d’urgence. Les députés proposent aussi le remplacement des 900 Irisbus, qui arrivent « en fin de vie », selon les mots du patron des gendarmes de l’époque, Richard LIZUREY. Ces dépenses d’investissement sur le long terme pourraient être financées à travers la future loi de programmation de la sécurité intérieure annoncée par le gouvernement. L’argent étant toujours le nerf de la guerre, on verra bien.

* Proximité : le général d’armée Richard LIZUREY (notre DGGN qui a fait ses adieux aux armes le 15 octobre dernier) a fait de la proximité des unités de gendarmerie son cheval de bataille, en rappelant que c’est un retour aux fondamentaux de l’Arme dont cela a toujours été la culture… et n’aurait dû se perdre. Voici un extrait d’interview donnée cette année à un grand quotidien français : « La gendarmerie a mis en place depuis 2016 des unités de contact, qu’on a développées dans le cadre de la réforme de la police de sécurité du quotidien (PSQ). Il faut que le gendarme aille voir les gens, retourne sur le terrain. Il faut le libérer de toutes les tâches annexes, de ce qui le maintient à la caserne. On a 250 unités de contact dans différentes structures et une quarantaine de brigades dédiées. C’est aussi une logique de décentralisation, ce n’est pas à la direction générale de décider de l’organisation locale. Il faut offrir à cet échelon de proximité de la liberté et le droit de se tromper. On va aussi expérimenter dans quelques semaines la prise de rendez-vous en ligne comme on le fait déjà pour son médecin ou son conseiller bancaire. Par ailleurs, les gendarmes sont à la disposition des usagers, sur Internet avec la brigade numérique. Tout ça contribue à la proximité ». Merci, mon général, pour cet esprit positif que vous avez su insuffler à nos « troupes ».

* Guyane : depuis 2018, la mission « Harpie » (chargée de lutter contre l’orpaillage illégal) mobilise nos gendarmes (près de 260 gendarmes avaient été mobilisés l’an passé – nous attendons d’autres bilans chiffrés). Outre la Gendarmerie nationale, « Harpie » rassemble les forces armées en Guyane et les douanes françaises, dont les actions ciblées dérangent les orpailleurs… et les rendent de plus en plus agressifs. Les missions de ces services de l’Etat sont de plus en plus dangereuses : en juin dernier, deux gendarmes mobiles et un chasseur alpin ont été gravement blessés au cours d’une mission, leur embarcation ayant littéralement été éperonnée par un bateau « ennemi ». Le mois suivant, ce sont trois militaires de Besançon (génie) qui ont trouvé la mort dans une galerie (d’autres étant sérieusement intoxiqués).

Conséquence de la présence accrue des gendarmes, militaires et douaniers : les saisies de toutes sortes sont en nette hausse. Pour information, les gendarmes avaient saisi 26 millions d’euros de matériel en 2018, contre environ 14 millions l’année précédente. Par ailleurs, 765 sites avaient été détruits en 2018 et 120 kilos de mercure et 5 d’or saisis.

Les Garimpeiros (orpailleurs illégaux) seraient environ 10 000 à chercher de l’or dans la jungle guyanaise. Criminelle, leur activité est aussi désastreuse pour l’environnement, car le mercure utilisé pour l’extraction pollue les cours d’eau et les rivières, ce qui créé en aval un risque sanitaire pour les populations locales. Sans parler de la déforestation causée par les chercheurs d’or qui aurait déjà détruit 157 000 hectares de cette forêt primaire guyanaise.

* Retraites : est-ce que l’inquiétude des gendarmes au sujet des modifications des régimes de retraites peut être apaisée ?

Certes, le rapport de Jean-Paul Delevoye reconnaît la difficulté des métiers militaires et la nécessité de préserver un statut particulier à ces professions… mais avec un bémol initial : avoir exercé des fonctions dangereuses (voici le paragraphe en question : « Des départs anticipés seront conservés pour les militaires et les fonctionnaires ayant des fonctions dangereuses dans le cadre de missions régaliennes. L’engagement des militaires dans le cadre de certaines opérations sera valorisé par des points supplémentaires »). Affaire à suivre par les intéressés, notamment pour voir ce que le gouvernement et le parlement feront de ce rapport, remis le 18 juillet dernier. Y aura-t-il d’autres bémols ?

* UOFA : créée en janvier 2019, cette nouvelle unité opérationnelle franco-allemande a été active dès cet été (tour de France cycliste, G7 de Biarritz), puis en automne pour la fête de la bière à Munich. Composée de gendarmes français (volontaires) et de policiers allemands, tous trilingues (français, allemand, anglais), l’UOFA a pour buts d’appuyer les unités des deux pays lors d’événements internationaux d’ampleur (politiques, sportifs, culturels ou lors de catastrophes) ; elle peut aussi intervenir dans le cadre de missions internationales. NB : les gendarmes restent affectés à leur unité de base qui les libère dès qu’ils sont appelés pour une opération UOFA.

* Effectifs au 1er janvier 2019 : certains d’entre vous n’ont pas réussi à ouvrir le lien internet que nous vous avions transmis lors de la parution de Mémogend 2019. Voici donc résumés les principaux chiffres concernant la Gendarmerie. Personnels civils : 4 424 ; personnels volontaires (notamment GAV) : 12 602 ; corps de soutien technique et administratif : 4 592 sous-officiers et 595 officiers ; gendarmes opérationnels : 74 015 sous-officiers et 6 023 officiers ; total des personnels (militaires et civils) : 102 269 (avec les quelques officiers des armées : commissaires, ingénieurs de l’armement et officiers de liaison). Taux de féminisation global : 20,2 % (pour 19 % parmi les militaires de la gendarmerie). Pour ce qui est des réservistes (66 425 personnels), on compte 29 928 réservistes opérationnels sous engagement (14 212 militaires du rang, 13 821 sous-officiers et 1 895 officiers), 100 réservistes spécialistes (désormais connus du public, suite à l’affaire Benalla) et 1 397 réservistes citoyens de défense et de sécurité (quasiment tous officiers). Les 35 000 personnels restants sont les fameux RO 2 (anciens gendarmes d’active, rappelables dans les cinq ans qui suivent leur départ de la Gendarmerie).

* G7 de Biarritz (24-26/08) : le dispositif de sécurité (terrestre, maritime et aérienne) a mobilisé plus de 13 000 gendarmes, policiers, militaires et personnels de la sécurité civile. La gendarmerie avait mobilisé environ 5 500 militaires, d’active et de réserve, représentant toutes les subdivisions d’armes, tous les métiers, tous les statuts, tous les grades et toutes les origines géographiques (2 700 gendarmes départementaux, de la réserve territoriale ou des gendarmeries spécialisées et 2 800 gendarmes mobiles, soit 48 escadrons, avec leurs moyens spéciaux).

* Effectifs (suite) : les armées (hors Gendarmerie) comptent 267 600 personnels (dont 70 € sont des militaires) ; la police nationale compte 140 000 fonctionnaires (dont 90 % de personnels opérationnels).

* Voitures-radars banalisées : en réponse à une question posée par un sénateur du Sud-Ouest, le ministre de l’Intérieur a indiqué que 409 véhicules de ce type sillonnaient les routes de France au 1er mai 2019 (383 conduites par des gendarmes ou des policiers et 26 à conduite externalisée à titre expérimental en région Normandie).

En 2018, ces voitures avaient envoyé 1 048 710 messages d’infractions qui avaient généré 760 013 contraventions.

Dernier chiffre : en avril 2019, les voitures-radars à conduite externalisée (6,36 % du parc) ont réalisé 37,89 % des heures de contrôle effectuées sur l’ensemble du territoire national.

* Effectifs (fin) : selon le ministère des comptes publics, la Gendarmerie devrait bénéficier de 410 gendarmes supplémentaires en 2020, tandis que le projet de loi de finances indique 190 emplois supplémentaires (?!).

* Budget 2020 : en augmentation, il devrait s’établir à 9,76 milliards d’€ en 2020 pour les autorisations d’engagement et à 8,81 milliards d’€ en crédits de paiement. Malheureusement, les dépenses d’investissement (pourtant indispensables aux dires mêmes des parlementaires et ministres concernés) devraient connaître une baisse de 17,5 % pour les autorisations d’engagement et une baisse de 5,4 % pour les crédits de paiement. Quant aux dépenses de fonctionnement, ce devraient être + 5,8 % pour les autorisations d’engagement et – 3,1 % pour les crédits de paiement.

* Antennes GIGN : les six antennes de métropole (Toulouse, Reims, Dijon, Orange, Nantes et Tours) compteront chacune 50 gendarmes en moyenne, contre 32 actuellement. Les effectifs supplémentaires proviendront de la centaine de gendarmes titulaires du brevet de technicien en escorte d’autorités et sécurisation de site (TEASS). Tous issus de la gendarmerie mobile, ces techniciens suivent un stage de six semaines encadré par le GIGN et sont ensuite déployés dans les ambassades françaises de pays réputés dangereuses. A noter que les six AGIGN de métropole vont également se former à la neutralisation, à l’enlèvement et à la destruction des explosifs. Les sept antennes GIGN d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie ne sont pas (encore ?) concernées par ces mesures visant à les renforcer.

* Extractions judiciaires et transfèrements : depuis la fin 2019, étant donné que les services de l’administration pénitentiaire s’étaient montrés peu efficaces (depuis la réforme de 2010 qui avait décidé de leur confier ces missions), la Gendarmerie doit de nouveau intervenir pour ces opérations sensibles. Ce sont des réservistes, anciens gendarmes d’active expérimentés, qui assurent ces missions, aux côtés des agents pénitentiaires. Les syndicats de ces derniers – qui voulaient davantage de moyens – sont en colère.

* EOGN : par décret du 25 novembre 2019, la croix de chevalier de la Légion d’honneur est attribuée à l’école des officiers de la gendarmerie nationale.

Zoom…

Pour ce zoom de fin d’année 2019, prenons un peu de hauteur (façon de parler) ! En effet, nous consacrons le focus de notre bulletin trimestriel à la gendarmerie de l’Air et à ses hommes.

Depuis plus de 75 ans (elle a été créée en 1943), la gendarmerie de l’Air est au service de l’armée du même nom. Forte de 900 gendarmes, cette force militaire hautement spécialisée (dont les financements et infrastructures sont totalement pris en charge par l’armée de l’Air) assure la protection de nos aviateurs partout où ces derniers se trouvent, en métropole, outre-mer et à l’étranger.

Outre ces missions spécifiques au sein de l’armée de l’Air, la gendarmerie de l’Air exerce les mêmes missions que celles des unités territoriales classiques.

* Comment la gendarmerie de l’Air est-elle organisée ?

La Gendarmerie de l’Air – commandée par le GBR Philippe GUICHARD, arrivé à la gendarmerie de l’Air en août 2016 – comprend trois groupements : le groupement nord, le groupement sud et le groupement de sûreté et de sécurité de Paris ; à l’instar de toutes les régions de gendarmerie auxquelles elle est assimilée, la gendarmerie de l’Air dispose aussi d’une section de recherche. Les groupements sont formés de brigades (BGA) et disposent les plus souvent d’unités motorisées (BMO). L’état-major de la gendarmerie de l’Air est implanté sur la base aérienne BA 107 à Vélizy-Villacoublay (78).

Groupement nord (près de 280 gendarmes) : installé lui-aussi à Vélizy-Villacoublay dans les Yvelines (BA 107), il couvre les sites de Avor, Châteaudun, Cinq-Mars-La-Pile, Creil, Evreux, Luxeuil, Nancy, Orléans, Romorantin, Saint-Dizier et Tours.

Groupement sud (près de 260 gendarmes) : installé à Bordeaux-Mérignac en Gironde (BA 106), il couvre les sites de Ambérieu, Bordeaux-Mérignac, Cazaux, Clermont-Ferrand, Cognac, Cuers, Istres, Lyon, Montbonnot, Mont-de-Marsan, Orange, Rochefort, Saintes, Salon-de-Provence, Solenzara.

Groupement de sûreté et de sécurité de Paris (près de 230 gendarmes) : installé sur le site de Balard dans le XVème arrondissement de la capitale (Hexagone Balard = nouveau site du ministère des Armées), il couvre les sites de Taverny et de Vélizy-Villacoublay et comprend la SR Air – section de recherche très pointue, spécialisée notamment dans les crash d’aéronefs et les enquêtes en milieu nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique (NRBC ) – et le groupement spécial de sécurité présidentielle (GSSP).

* Quelles sont les missions de la gendarmerie de l’Air ?

Travaillant quotidiennement avec les commandos de l’Air (les « cocoï » ne peuvent surveiller les bases aériennes que de l’intérieur, alors que nos gendarmes peuvent aussi intervenir à l’extérieur de ces emprises militaires), la gendarmerie de l’Air assure cinq missions principales :

  • la sûreté et la protection des unités de l’armée de l’Air (avec notamment le filtrage des visiteurs),
  • la police judiciaire (avec des enquêteurs judiciaires spécialisés sur événement aérien militaire – DEJEAM),
  • la police militaire et administrative (sécurité générale des emprises militaires de l’armée de l’Air, respect des règles militaires, comportement, circulation routière, prévention des troubles et des manifestations…),
  • le renseignement (en liaison 24h/24 et 7j/7 avec le centre de renseignement opérationnel – CROGAIR) et
  • le contrôle transfrontalier « Schengen » (pour certaines bases uniquement, à ce jour).

La menace terroriste (devenue réalité le 5 mai 2017 lorsqu’un individu radicalisé a tenté de pénétrer sur la base d’Evreux pour y commettre un attentat) et la radicalisation (au sein de l’armée de l’Air et à tous les individus qui s’y intéressent « de trop près ») sont les préoccupations premières du commandant de la gendarmerie de l’Air qui a imposé de nouvelles formations à ses hommes.

Au sujet de la radicalisation, la gendarmerie de l’Air est le service de gendarmerie qui réalise le plus de contrôles fichiers (124 000 personnes criblées en 2017, par exemple).

Des équipements de protection renforcée pour les gendarmes (casques lourds et gilets pare-balles) ont également été acquis, de même que de nouveaux matériels, dont des drones (40 appareils devraient équiper la gendarmerie de l’Air à terme) et des lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation (LAPI qui équipent déjà les EDSR), fixes ou mobiles, pour scanner les plaques des véhicules aux abords et à l’entrée des bases.

Outre-mer et à l’étranger, la gendarmerie de l’Air assure les mêmes missions, notamment dans les zones de conflits où sont déployés les militaires de l’armée de l’Air (présence – toujours espérée – temporaire) et dans certains pays « amis » où la France est présente de façon permanente (Côte d’Ivoire, Djibouti, Emirats arabes unis, Etats-Unis, Gabon, Jordanie, Lituanie, Mali, Sénégal, Tchad).

Dans le prochain bulletin, en complément à cet article succinct,

nous traiterons de la gendarmerie des transports aériens.

La vie de notre association

Au niveau national

  • Assemblée générale R.E.S.GEND du 23 novembre dernier : outre les rubriques obligatoires de toute AG (rapport moral du président et bilan des activités de notre association, rapports financiers et d’activités, notamment), nous citons ici les principaux points divers abordés : activités des réservistes au niveau national (CRG), point sur la garde nationale, protection sociale et retraite des réservistes.

N’hésitez pas à visiter le site internet R.E.S.GEND qui devrait relater plus en détails cette réunion statutaire !

  • Renouvellement d’adhésion : si vous n’avez pas encore renvoyé votre cotisation 2020 dans la foulée du courrier reçu mi-octobre, merci de vous acquitter de cette tâche dès à présent, afin de ne pas l’oublier après les fêtes.

Notre Délégation Régionale et la Gendarmerie

Le point de vue

Aujourd’hui, nous consacrons cette rubrique aux réflexions d’un réserviste opérationnel. Parce qu’il est tenu à un devoir de réserve, nous n’avons pas interrogé notre camarade sur des sujets « sensibles » ; ce qui ne l’a pas empêché de nous parler avec passion de ses années d’engagement au sein de la Gendarmerie nationale.

– Cher camarade, cher François, comment es-tu arrivé en Gendarmerie et depuis combien de temps assumes-tu des missions de réserve opérationnelle au sein de notre Maison ?

A l’issue de mon service national, je pensais en avoir terminé avec l’armée et reprendre simplement mon parcours professionnel, interrompu un an avant. Mais après deux mois de travail, je reçois une convocation pour rejoindre la caserne du groupement départemental de Gendarmerie Nationale, un samedi matin pour un week-end de deux jours.

Je suis accueilli avec une soixantaine d’autres réservistes, nous étions quelques-uns en tenue civile, mais la majorité était déjà en treillis. Recommence pour moi le parcours d’incorporation comme au régiment. On nous fait percevoir, dans un couloir du sous-sol, un treillis, un sac à dos, une couverture et une paire de rangers (qui n’avait connue ni le cirage ni la graisse : « Vous pouvez vous changer ici, et vous récupérerez vos affaires civiles demain soir ».

De retour dans la cour, on nous explique que l’on vient de créer deux UGPS (Unité de Garde de Point Sensible) qui montent en puissance. Notre mission de ce week-end, après avoir constitué 4 sections, sera de rallier un point de rassemblement en mode infiltration (des patrouilles de plastrons nous serons opposées) pour rentrer à la caserne et faire un débriefe.

Après réintégration du matériel perçu après l’exercice, j’ai demandé si ces périodes allaient être reconduites et dans l’affirmative si je pouvais au moins conserver les rangers pour les nourrir et les assouplir. « Vous percevrez votre équipement lors de chacune de vos périodes futures ». Le mardi suivant après mon travail, j’étais au Stock Américain, pour m’acheter un treillis et des rangers.

Les périodes se sont alors succédées à un rythme régulier, en plus j’ai très vite intégré l’équipe qui représentait la Légion dans des rallyes régionaux et interrégionaux ; j’y suis resté six ans avec trois patrons successifs. Nous nous retrouvions très régulièrement le samedi à la compagnie pour l’entrainement, et le travail payant naturellement, nous avons toujours été bien classés dans les compétitions interrégionales. A cette époque nous étions souvent convoqués, mais rarement soldés. Le moteur de la réserve était surtout la convivialité et la camaraderie et, bien sûr, la compétition pour honorer notre Légion d’origine.

– Comment as-tu été reçu en Gendarmerie, comment y as-tu été formé à la base et comment se déroule ta formation continue ?

Dans les premières années de réserve, nous représentions une « curiosité » pour les gendarmes, puis même parfois une charge supplémentaire. Nous n’étions que des officiers et sous-officiers de l’armée de terre qui poursuivaient le travail appris dans nos régiments (l’ennemi était encore le communiste qui viendra envahir l’Europe). La formation se limitait à la transmission de l’expérience acquise des anciens vers les jeunes et à l’entraînement. C’étaient des missions de défense typiquement militaire, avec la création des structures d’accueils des réservistes (temps de crise, temps de paix) et la découverte des camarades, UGPS, sections, pelotons, organisation des moyens et des personnels en temps de crise et en temps de paix.

Après quelques années, les commandants de Compagnie ont commencé à nous utiliser progressivement pour des renforts dans des missions plus gendarmiques ; la formation était alors basée sur l’imitation et la bonne volonté des gendarmes du terrain avec lesquels on travaillait.

– Estimes-tu que les réservistes sont suffisamment formés à leurs missions ?

Comme toute institution, l’évolution est constante, mais parfois très lente. On est arrivé à la réserve actuelle où l’on sert comme toujours du mieux qu’on peut, mais avec une formation initiale et continue plus complète, quoique à mon sens bien faible pour les jeunes venant des bancs de la fac sans aucun antécédent militaire.

Le problème de l’institution est le même que dans toute organisation, avec un budget forcement contraint, il faut faire de l’opérationnel et de la formation, et quand les finances peinent on a tendance à rogner sur le moins productif.

– Comment se passe ton engagement à servir dans la réserve (ESR), combien de journées te sont-elles proposées annuellement et quelles sont les missions que l’on te confie en tant que gradé ?

Depuis plus de 30 ans, j’effectue entre 30 et 50 jours par an avec une pointe à 75 jours, et assure toutes les missions de renfort de l’active, plus des missions de plus en plus souvent en autonomie, soit au profit du groupement, des compagnies ou de façon plus ciblée directement avec des brigades ou des COB. A côté, comme souvent pour les officiers de réserve et sous-officiers de réserve, je suis actif dans plusieurs associations patriotiques, associations d’officiers de réserve, associations de sous-officiers de réserve, amicales, et auprès des institutions et du conseil municipal de ma commune où je suis en charge des relations armées-commune, du devoir de mémoire et de l’organisation des cérémonies patriotiques.

– Est-il difficile, pour les gens comme toi qui ont encore une activité professionnelle, de se rendre disponibles et de concilier les deux « métiers » ?

Avec les outils informatiques actuels, nous connaissons les besoins en missions des unités, nous avons un agenda où nous pouvons indiquer nos disponibilités. Personnellement, je donne toujours deux mois à l’avance mes disponibilités et étant dirigeant de sociétés, je peux planifier des chantiers déplaçables aux dates données sur Minot@ur. Pour nos gestionnaires de la cellule réserve du groupement, je suis disponible et volontaire pour tous types de missions plus de 150 jours par an (182 cette année). C’est la cellule du groupement qui croise nos disponibilités, nos volontariats avec les besoins des unités et qui nous affecte au mieux pour remplir les différentes missions.

Personnellement ces dernières années, je tourne à 80 % en patrouille autonome, entre réservistes uniquement, soit pour des surveillances aux frontières, soit pour de la lutte anti-cambriolages. Avant ma patrouille je reçois les faits des derniers jours sur tout le département et quelques points particuliers pour organiser ma mission. Je perçois un véhicule, du personnel, l’armement et des moyens divers ; je suis en liaison radio avec le CORG qui peut aussi m’engager au besoin sur toute intervention ou en renfort, en fonction de l’endroit où je me trouve (géo localisé et CR radio régulier).

Pour moi : je gère mes plannings, professionnels et de réserve en parallèle ; j’ai longtemps été dans un petit groupe de 5 à 6 réservistes, directement rattaché à une unité spécifique où, les missions n’étaient pas toujours planifiables, le CB nous appelait directement sur notre portable pour vérifier notre disponibilité et nous engager (sans autre préavis) dans la demi-journée, voire moins, la cellule réserve régularisant la partie administrative par la suite.

– Quelles sont les relations réservistes/active et réservistes entre eux ? Comment les choses se passent-elles avec la hiérarchie (conseiller aux réserves et commandants d’active) ?

Comme dans toutes les relations humaines, on ne peut pas dire que tout va toujours bien ou le contraire. A partir du moment où le réserviste est connu et reconnu pour ses compétences et son sérieux, la très grande majorité des camarades d’active nous accueillent très bien et facilitent notre engagement : le travail et le temps payent toujours.

– Quelle est ton analyse personnelle quant à l’évolution de la réserve gendarmerie ?

Depuis mes premiers pas dans la réserve, nous avons toujours navigué dans l’incertitude. Chaque nouveau patron travaille (bien) ou pas avec sa réserve ; cela dépend encore souvent de ses précédentes expériences (affectations). Pour ma part, je reste sur le mot d’ordre de base de tout sous-officier : « Servir ». Il faut constamment rester disponible et ouvert aux opportunités (formations et besoins), mais aussi faire remonter systématiquement tout dysfonctionnement dans l’emploi ou la façon de servir (active/réserve ou réserve/active). L’évolution de la réserve se fera en fonction de ce que nos dirigeants politiques et militaires décideront, mais leurs décisions seront aussi influencées par le sérieux de notre travail et les résultats que nous obtenons.

– Vos moyens matériels sont-ils adaptés et suffisants ?

Les conditions matérielles pour la réalisation de nos missions s’améliorent, certes très lentement, mais chaque RETEX entraîne une réaction. La Gendarmerie est une vieille Dame : elle réagit avec lenteur, mais au mieux des moyens mis à sa disposition.

– Comment vois-tu ton avenir dans la réserve opérationnelle ? Penses-tu « aller au bout » et pourquoi ?

Personnellement, il me reste quelques années à servir et je pense que je devrais aller jusqu’à la limite d’âge. En espérant pouvoir transmettre encore mon expérience à mes successeurs et leur éviter les obstacles déjà percutés. Etre encore une sorte d’amortisseur entre la fougue de certains de nos jeunes et la lenteur apparente des réactions des autorités : mon ancienneté et mon parcours me permettent d’être respecté d’un côté comme de l’autre et ainsi de pouvoir évoquer tous les sujets qui pourraient être crispants, pour toujours aller vers une solution acceptable et plus rapide, sans décision excessive.

– Selon toi, avec ton ancienneté et le recul que tu peux avoir aujourd’hui, quelles doivent être les principales qualités d’un gendarme réserviste ?

La maîtrise de soi, la disponibilité, l’humilité, la capacité d’écoute et l’envie de servir tous ses concitoyens, en améliorant en permanence sa formation et son engagement.

– Selon toi toujours, quelles doivent être les qualités d’un chef en réserve opérationnelle ? Et – soyons fous – trouves-tu (ou as-tu trouvé) ces qualités chez tes chefs ?

En plus de trente ans, j’ai connu heureusement des Vrais Chefs, des bons chefs et malheureusement aussi des personnes n’étant pas à la hauteur de leur costume. La plus grande difficulté, récurrente pour nos dirigeants, est souvent la méconnaissance du monde du travail. Pour les plus engagés des réservistes, nous avons presque tous entendu de la part de nos employeurs respectifs le fameux : « Qui est-ce qui fait manger ta famille : l’entreprise ou la gendarmerie ? »… ce qui est malheureusement un frein à nos disponibilités et fait que, malgré les avancées de la loi, une forte proportion de réservistes sert sur son temps de repos et sur des récupérations ou congés sans soldes, et cette notion n’arrive pas aux oreilles de nos chefs.

Les principales qualités attendues d’un chef, quel qu’il soit, sont la capacité d’écoute et celle de prendre une décision. Le chef est toujours seul, mais il ne s’abaisserait pas en expliquant parfois ses décisions à ses subordonnés. Pratiquement tous les réservistes sont naturellement prêts à se donner à 130 % pour un vrai chef reconnu.

– Souhaiterais-tu rajouter quelque chose ou insister sur un point qui te tiens particulièrement à cœur ?

Depuis des années, j’essaye – dans la mesure de mes moyens – de faire se découvrir deux mondes parallèles qui vivent à côté l’un de l’autre sans toujours faire suffisamment d’effort pour se comprendre. J’emprunterais volontiers une devise à une association amie de notre institution pour résumer l’engagement de la majorité des réservistes de la Gendarmerie : « Faire le Bien parce que c’est le Bien ». La double vie d’un réserviste (comme pour nos amis les pompiers volontaires) est une source d’enrichissement personnel, nous permettant de mieux connaître la société qui nous entoure, en côtoyant régulièrement ses dysfonctionnements.

– Grand merci à toi, cher François, d’avoir accepté ce jeu de l’interview, avec des questions parfois un peu directes (mais c’était pour stimuler l’esprit critique et, finalement, pour la bonne cause…).

Bonne chance pour la suite de ta carrière militaire au sein de la Gendarmerie nationale, en espérant que tout s’y passera bien pour toi et avec les vœux que la hiérarchie saura reconnaître ta grande disponibilité et ta fidélité sans faille par l’ajout d’un petit galon supplémentaire sur la manche de ta vareuse !

Propos recueillis le 1er novembre 2019

Relations publiques

* Octobre : message de félicitation au DGGN pour son élévation à la dignité de Grand Officier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur. Voici l’échange de mails entre Richard LIZUREY et votre délégué :

. Monsieur le Directeur, mon Général,

 A mon retour d’Albanie, je découvre votre nomination à la dignité de Grand Officier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur (JORF de ce jour, décret du 2 octobre). Permettez-moi de vous féliciter très chaleureusement pour cette belle promotion – bien méritée – dans le premier de nos Ordres nationaux.Je profite de ce message pour vous souhaiter de bien profiter de votre future vie en deuxième section et serais heureux de vous revoir si vos pas devaient vous conduire à Colmar… ou à Mulhouse où je réside.Bien cordialement et encore bravo pour votre belle carrière qui se termine en apothéose !Chef d’escadron (RC) Philippe WITTIG, Délégué régional Alsace de R.E.S.GEND.

. Merci mon cher Philippe pour cet amical message auquel je suis très sensible. Je dédie cette distinction aux miens et à tous les personnels de la gendarmerie sans qui je ne serai pas où j’en suis. Merci pour votre engagement au service de la maison et au plaisir de se revoir. Amitiés. Richard Lizurey(NB : nous ne reproduisons pas ici les coordonnées privées qui suivaient la signature du général d’armée, désormais en deuxième section).

Nous souhaitons une nouvelle fois pleine réussite à Richard LIZUREY, dans sa nouvelle vie à la tête de son entreprise créée pour conseiller les entreprises (AQUILOS).

* Octobre (suite) : 31/10 : parution au JORF de la nomination du nouveau DGGN et message de félicitations à ce dernier, dont voici la teneur :

. Mon Général, Monsieur le Directeur,

C’était attendu, mais c’est encore mieux maintenant que c’est officiel : vous voilà le patron de la Gendarmerie nationale !

Permettez-moi donc de vous en féliciter très chaleureusement, en mon nom personnel et au nom des adhérents de R.E.S.GEND Alsace dont je suis le délégué régional ! Je vous souhaite que ces nouvelles fonctions vous apportent de nombreuses satisfactions et toute la réussite que vous attendrez de vos entreprises. Meilleures salutations et bonne chance. Chef d’escadron (RC) Philippe WITTIGGendarmerie NationaleRégion de Gendarmerie Grand EstFormation administrative AlsaceRéserve citoyenne de défense et de sécurité.

Réponse, dans la foulée, de notre DGGN :

. Cher Philippe,Merci pour votre message bien sympa !A très vite.Bien cordialement.CR

* Novembre : 21/11 : message de félicitations et d’encouragement au nouveau Major général :

. Mon Général,

La lecture du JORF de ce jour m’apprend votre nomination aux fonctions de Major général de notre belle Maison.

Permettez-moi, en mon nom personnel mais aussi au nom des adhérents R.E.S.GEND d’Alsace, de vous adresser mes plus chaleureuses félicitations pour cette belle reconnaissance de vos engagements au service de la gendarmerie et de la France !

Je vous souhaite bon courage et pleine réussite dans vos nouvelles missions.

Avec mes plus cordiales salutations,

Chef d’escadron (RC) Philippe WITTIG, Délégué régional Alsace de R.E.S.GEND – Association nationale des Réservistes
Et Sympathisants de la GENDarmerie – Tél : 0 389 440 313 – 0 678 029 978

Réponse immédiate du Major général :

. Merci beaucoup mon Commandant (RC) !

Je quitte à regrets le Grand Est, cette magnifique région chère à mon cœur ! Amicalement, B Jockers

Questions/réponses

Pourquoi ce bulletin n’est-il pas illustré de photos ?

Tout simplement pour ne pas l’alourdir en vue de son envoi par courriel. Certes, cela fait beaucoup de texte… mais chacun pourra picorer çà et là pour lire ce qui l’intéresse, s’il n’a pas le temps de tout approfondir.

Quelles sont nos sources ?

Elles sont diverses et variées :

  • internes à la gendarmerie (circulaires, revues et sites internet, documents diffusés par l’Institution, rapports annuels, contacts personnels)
  • et externes (bimestriels, mensuels, hebdomadaires, revues spécialisées, presse internationale, journaux officiels, sites internet et rapports statistiques des ministères de la Justice, de l’Intérieur, des Armées, statistiques internationales, contacts personnels) pour ne citer globalement que les principales sources utilisées par le rédacteur de ces informations.

Remerciements

Vous aussi, vous avez des renseignements et des informations susceptibles d’intéresser les amis R.E.S.GEND : n’hésitez pas à nous les communiquer ; nous les publierons avec plaisir. Merci pour ce partage. A ce sujet, une mention toute particulière pour le colonel Constant CAYLUS, chef du pôle étude-enquête à l’Etat-major de l’inspecteur général des armées-gendarmerie et ancien commandant du GGD 68, qui nous adresse systématiquement la Lettre ASTER. Merci, mon Colonel, cher ami Constant, et encore toutes nos félicitations pour votre récente et légitime promotion au grade d’officier dans l’Ordre national du Mérite.

A tous, bonne lecture et à bientôt !

Document rédigé à partir du 14 juillet 2019